Blogalement vôtre…

février 5, 2008

Sarkozy s’excuse pour la colonisation – ça ne suffit pas pour les Algériens

Classé dans : Non classé — blogalement @ 4:11

Le 3 Décembre 2007, Nicolas Sarkozy a voyagé en Algérie pour une visite officielle dans l’ancienne colonie française. Le motif central de ce voyage, ce sont des accords commerciaux avec l’associé commercial le plus important pour la France en Afrique. Le géant de l’énergie « Total » veut investir 1, 5 milliards dollars pour la construction de nouvelles raffineries de pétrole. L’entreprise « Gaz de France » veut viabiliser la campagne de gaz Touat, qui se trouve au Sahara algérien, avec un milliard euros. L’approvisionnement en gaz naturel de la France doit être garanti jusqu’à 2019 avec ce contrat franco-algérien.

 

L’apogée et la surprise de cette visite est probablement l’excuse de Sarkozy aux Algériens pour la période de la colonisation. Après avoir consacré une journée aux questions politiques, le président français a profité du deuxième jour pour consolider la coopération entre les deux pays. Au soir, Sarkozy a abordé la responsabilité de la France pendant la colonisation. Il a condamné le système colonial « injuste par nature » et d’être « une entreprise d’asservissement et d’exploitation », et a appelé à combattre à la fois le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie. Mais il a ajouté qu’on ne doit pas « nier le passé », et que « le futur est plus important ».

 

En se fondant sur les réactions des Algériens, on peut conclure qu’ils n’étaient pas vraiment satisfaits avec cette excuse. Yazid Zerhouni, le ministre de l’intérieur et l’un des plus proches collaborateurs de président Bouteflika a affirmé que « ce n’est pas assez » et que ce «n’est jamais, suffisant, mais un progrès ».  Cependant, le Ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner reste optimiste. Il pense que c’est bien que « le président algérien le dise fortement et que le président français exprime sa position, qui n’est pas forcément la même».

 

Donc, est-ce que cette visite était vraiment positive pour consolider les relations entre la France et l’Algérie ? Est-ce que le pauvre Nicolas a essayé de s’avancer vers le pays que la France a maltraité longtemps et de s’excuser de tout cœur ? Ou est-ce que c’était plutôt un essai gênant d’assurer des avantages économiques pour la France ?

 HelBel

Les Enfants de Don Quichotte

Classé dans : Politique, Société — blogalement @ 2:54

Le 16 décembre 2006 la vue des berges du Canal Saint-Martin à Paris a radicalement changée: A la place des rues grises on retrouve 200 tentes rouges, qui serpentent dans une longue série à côté de l’eau verte du Canal.

C’ est une action à la fois d’aide et de protestation pour attirer l’attention de la population et de l’Etat français sur les problèmes, particulièrement graves en hiver, des personnes sans-abri et mal logées. La promotrice de cette opération est la nouvelle association de solidarité « Les Enfants de Don Quichotte », créee en novembre 2006 par Augustin Legrand, Pascal Oumakhlouf et Ronan Dénécé. Rapidement, beaucoup de personnalités de la vie politique et culturelle, comme François Bayrou et Jean Rochefort, approuvent en public le travail de l’association.

Un an plus tard, en décembre 2007, « Les Enfants de Don Quichotte » essaient d’ installer de nouveau un campement pour les sans-domicile-fixe, cette fois sur les bords de la Seine au niveau de Notre-Dame, mais la police interrompent l’installation et l’association doit laisser tomber le projet d’ une nouvelle réalisation.

En conséquence de ce conflit, Christine Boutin et François Fillon invitent des associations de solidarité le 18 décembre 2007 et, ce jour-là, le Premier Ministre annonce un contrat gouvernement-associations sur les SDF pour combattre les problèmes de l’ hébergement.

Pour le moment, l’espoir de la fin de l’année de trouver des solutions efficaces a été déçu, selon « Les Enfants de Don Quichotte ». A la suite de cette déception, le 30 janvier 2008, les 27 associations de solidarité invitées par le Premier ministre annoncent une première mobilisation nationale. Elles soutiennent les efforts de François Fillon qui veut engager une politique de prévention pour interrompre les processus qui conduisent à la rue, aider les personnes sans-abri à sortir de la rue et appliquer la loi sur le droit opposable au logement, mais d’après les organisations d’aide humanitaire les moyens annoncés ne permettront pas de mettre en oeuvre ces orientations :

«Alors que le nombre de logement insalubres à traiter est de 600.000, le Premier Ministre annonce un plan de réhabilitation de 100.000 logements en quatre ans. Alors que des miliers de personnes vivent à la rue et qu’ il faudra du temps pour résorber la crise du logement, aucune création de places d’hébergement n’ est programmée… ».[1]

Est-ce qu’ on a vraiment fait un pas en avant avec toutes ces discussions, ou est-ce que les partis s’éloignent de plus en plus et les solutions efficaces deviennent peu à peu introuvables, parce qu’ ils s’obstinent dans leurs idées ?

 

Mathieu et Ana Laura




[1] http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/v4/pdf/20080129.pdf

La mémoire de Guy Môquet

Classé dans : Non classé — blogalement @ 1:57

La mémoire de Guy Môquet

 

Lire la lettre ou ne pas la lire à la rentrée des classes ?

Cette une question qui ne semble pas très compliquée. Mais dans le cas de la dernière lettre écrite par Guy Môquet, c’est bien très compliqué. Dans le cas de cette lettre en effet, la question n’est pas simplement s’il faut la lire ou pas. La question est plutôt pourquoi la lire ? Qui décide quelles lettres on lit et pourquoi le président veut-il qu’on la lise ?

Un président a certainement beaucoup de chose à faire, il est plein d’obligations et de responsabilités. Mais une chose qui ne le concerne pas normalement , ce sont les programmes scolaires. En règle générale, elles sont élaborées par le ministère de l’éducation nationale et aussi par les professeurs eux mêmes. Donc, ce sont bien eux qui se sentent marchés sur les pieds maintenant. Ils se plaignent que « les élèves, qui ont tendance à manquer de repères temporels, vont tout confondre » et que « parler de Guy Môquet avec [des] secondes, qui étudient actuellement la Grèce antique, est aberrant. » Une autre critique est la « vacuité » du texte qui est bien considéré émouvant et pathétique mais aussi « historiquement pauvre », car il est d’ordre privé et ne mentionne aucunes circonstances politiques et historiques. Est-ce donc la responsabilité de l’école de faire lire cette lettre sans aucune valeur d’histoire-géographie ? N’est-ce pas le rôle d’école d’éduquer les élèves pour qu’ils deviennent des adultes capables de se pencher avec un esprit critique sur l’histoire ? Les réactions des profs sont assez  fortes : « Le rôle de l’école n’est pas d‘inculquer l’amour de la patrie. » et « Un prof doit apprendre à analyser, pas séduire les esprits avec du pathétique. »

« Je doute que cette idée de sacrifice pour la patrie soit un exemple pour la jeunesse en ces temps d’actualité terroriste. » Guy Môquet, le terroriste suicidaire de nos jours ? C’est certainement dépasser les bornes, mais il semble que Sarkozy avec son action essaye de contourner la confrontation avec le contexte politique de la lettre. C’était emblématique que dans son discours à Paris, le 18 mars 2007, il a déclaré qu’il voulait que cette lettre soit lue « non comme la lettre d’un jeune communiste, mais comme celle d’un jeune Français faisant à la France et à la liberté l’offrande de sa vie, comme celle d’un fils qui regarde en face sa propre mort. » Voilà, là le Président a officiellement révélé qu’il ne veut pas d’analyse critique de cette lettre. Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’on parle de « sacrifice », d’« offrande », d’« amour », mais on ne revient pas sur les raisons de cette mort ?  Toutes les indications signalant l’engagement politique du jeune Guy, de son père et des autres otages sont soigneusement évités autant que l’expression « communiste ». Même l’appellation « camarade » des communistes est quelque part remplacée par le « compagnon » des gaullistes.

Nicolas Sarkozy a dit qu’il accordait « à l’amour de la patrie plus de valeur qu’au patriotisme de parti. » Mais cacher l’arrière-plan de la lettre de Guy Môquet est tout à fait autre chose. La préconisation inconditionnelle de « l’amour de la partie » sans donner des informations essentielles concernant le contexte politique est fortement négligent et même dangereux. Comme Pierre Schill, professeur d’histoire-géographie à Montpellier, articule dans son article, écrit pour Libération : »les collaborateurs ou les pétainistes l’étaient aussi par « amour de la patrie ». » Schill finit son article avec une citation de Condorcet concernant des héros historiques. « Je préfère leur histoire plutôt que leur éloge ; car on ne doit aux morts que ce qui est utile aux vivants : la vérité et la justice. »

Donc, lire la lettre ou ne pas la lire  ?

Cette question ne devrait pas devenir une question de principe disputée aux dépens de la mémoire de Guy Môquet. N’oublions pas que après tout Guy Môquet était un garçon qui est mort à l’age de 17 ans. Ne laissons pas cette mémoire être abusée comme instrumentalisation de l’histoire au profit du politique. La vérité et la justice, c’est bien ce qu’on doit à Guy Môquet et aussi aux élèves.

Hanna 54111

février 4, 2008

La réforme des régimes spéciaux de retraite: la question ne se pose pas!

Classé dans : Politique — blogalement @ 7:26

Comme l’avait annoncé la candidat Nicolas Sarkozy lors de la dernière campagne présidentielle, les régimes spéciaux de retraite ont fait l’objet d’un projet de réforme dès la rentrée 2007. A ce sujet, le ministre du travail, Xavier Bertrand, a rappelé à diverses reprises au cours des mois de septembre et octobre 2007 que l’ objectif était « d’harmoniser, pour le présent et pour l’avenir, les principaux paramètres de ces régimes avec ceux de la fonction publique. »  Voici les différentes mesures envisagées par le ministère du travail pour mettre en place cette harmonisation:

Ø       Passage de 37,5 à 40 ans de cotisation d’ici 2012. La durée de cotisation pourrait toutefois être portée à 41 ans si l’allongement de la durée de cotisation que prévoit le gouvernement pour le régime général entrait en vigueur avant cette date.

Ø       Instauration d’un système de décote et de surcote de manière à récompenser les salariés qui décideront de travailler plus longtemps et, bien sûr, à pénaliser ceux qui opteront pour une retraite anticipée.

Ø       Indexation du montant des retraites sur les prix et non plus sur un salaire de référence calculé sur les 6 derniers mois d’activité.

Ø       Suppression de l’âge obligatoire de départ à la retraite.

Ø       D’autres mesures comme l’ aménagement des conditions de travail, la création d’un régime additionnel donnant un complément de retraite, le rachat d’ années d’ études et des dispositions favorables à l’emploi des seniors avaient été prévues mais devaient encore faire l’objet d’une concertation particulière avec chaque entreprise.

De la fermeté dans les négociations !

Le moins que l’on puisse dire, c’ est que le ministre en a fait preuve dans cette réforme. A tel point d’ailleurs que l’on serait en droit de se demander si une négociation a véritablement eu lieu …

En effet, lors de la présentation de son projet de réforme aux différentes organisations syndicales le 21 octobre 2007, Xavier Bertrand avait clairement fait la distinction entre les points de la réforme succeptibles de faire l’objet d’un débat et ceux sur lesquels il n’était pas question de revenir.

Ainsi selon les termes de monsieur Bertrand « un socle de principes communs » avait été préalablement défini et la discussion était pour ainsi dire close concernant l’allongement de la durée de cotisation, l’instauration du système de décote et de surcote, l’indexation du montant des retraites sur les prix et la suppression de l’âge obligatoire de départ à la retraite, en bref l’ essentiel de la réforme…

C’est bien cette absence de débat qui a provoqué l’indignation des salariés relevant des régimes spéciaux qui, malgré l’insistance du ministre sur sa volonté d’ ouverture et de dialogue, sont restés persuadés que le gouvernement cherchait à faire passer en force cette réforme.

 Bernard Aubin, secrétaire général de la CFTC-cheminots déplorait, lui aussi, ce défaut de concertation et qualifiait à l’issue de la rencontre entre le ministre du travail et les organisations syndicales, la méthode du ministre de « simulacre de négociation ». Alors ne nous y trompons pas! Pour répondre à la question d’une de nos lectrices qui se demandait si en répondant présent à l’appel des syndicats à la grève, les salariés refusaient d’abandonner un droit que les politiques et les médias préfèrent appeler un privilège, disons que les travailleurs ont décidé de manifester leur mécontentement ni par habitude, ni par réaction d’ enfants gâtés qui ne comprennent pas que « Maman n’a plus les moyens de céder à tous leurs caprices”. Non, ils avaient compris dès l’annonce de Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale que la nécessité de cette réforme était de toute évidence considérée comme acquise et qu’il ne servirait à rien d’y opposer quelque argument que ce soit, aussi pertinent soit-il. En fait, avec les mouvements de grève et de protestation comme celui du 18 octobre 2007, il s’agissait plutôt de signifier au gouvernement qu’ils ne se laissaient pas duper par ses discours et l’obliger à entamer cette-fois de véritables négociations pour qu’au moins cette réforme soit mise en œuvre de manière progressive. Malheureusement, on sait aujourd’hui que le gouvernement a eu raison de cette résistance… Il faut admettre qu’il a usé d’une tactique on ne peut plus efficace, comme nous le verrons dans notre prochain et dernier billet…

Sylvie et Vera, 5411

février 3, 2008

Les sans-abri en Allemagne

Classé dans : Politique, Société — blogalement @ 10:22

On les trouve dans les stations de métro, à côté des supermarchés, dans les gares. Ils ne sont pas propes, leurs visages sont gris de poussière et leurs vêtements sont déchirés. Souvent ils puent tellement qu’on doit retenir son souffle. Il s’agit des sans-abri.

Selon la loi allemande, les sans-abri sont des personnes qui ne disposent pas d’ un logement loué avec un contrat de location. Cette définition comprend les personnes sans domicile fixe habitant chez des amis ou des parents ou dans les asiles et  les maisons d’accueil pour femmes. Selon les estimations de la « Bundesarbeitsgemeinschaft für Wohnungslosenhilfe » (le bureau de coordination fédéral pour l’ aide aux personnes sans domicile fixe) basé à Bielefeld 345.000 personnes étaient sans domicile fixe en 2004. Parmi eux, 55 % étaient des hommes, 23 % des femmes et 22 % des enfants.

Mais combien d’entre eux sont vraiment sur le pavé? On ne dispose que d’ estimations à ce sujet. Il n’existe pas d’études effectuées par l’Etat allemand qui pourraient éclaircir les estimations officieuses, bien que beaucoup d’ hommes politiques insistent sur la nécessité de ces études. Mais on n’a pas encore trouvé les moyens de leur réalisation. Comment est-ce qu’on peut recenser des personnes qui souvent mènent une vie de nomades et qui se cachent dans les coins sombres de la ville, dans les ruines, dans les parcs et sous les ponts? Il nous reste seulement l’ estimation de la « Bundesarbeitsgemeinschaft für Wohnungslosenhilfe » laquelle parle d’ un nombre de sans-abri en Allemagne, qui oscille entre 20.000 et 30.000 personnes.

En Allemagne il n’ y a pas de loi sur le logement comme en France. Un debat a eu lieu au parlement allemand, mais la proposition d’un droit au logement a été refusée parce que, selon le gouvernement allemand, l’Etat n’ a pas les moyens d’ offrir un logement à toutes les personnes sans domicile fixe.

Les causes de la situation des sans-abri sont très diverses: licenciement, crise familiale, maladie, endettement…  Mais on trouve dans la plupart des cas un point commun : la rue est le point culminant d’un long déclin social.

Le problème le plus grave, c’est que dans bien des cas les personnes qui se retrouvent sur le pavé ne réussissent pas à se remettre debout. Une fois à la rue, ils restent à la rue.

N’ y a-t-il personne qui trouve un moyen de sortir de ce cercle vicieux ? 

 

Mathieu et Ana Laura

janvier 31, 2008

Nicolas Sarkozy et Guy Môquet

Classé dans : Non classé — blogalement @ 4:47

Nicolas Sarkozy a annoncé le mercredi le 16 mai  2007 que sa première décision de président serait de faire lire la lettre de Guy Môquet, fusillé en représailles par l’occupant allemand le 22 octobre 1941, dans tous les lycées du pays. Il a tenu à faire lire cette lettre par une lycéenne devant le Monument de la Cascade du Bois de Boulogne dressé en hommage à 35 autres jeunes résistants martyrs fusillés eux en août 1944, à quelques jours seulement de la Libération de Paris. Devant les caméras de télévision, le nouveau président faisait semblant d’essuyer une larme pendant la lecture.  La lecture de cette lettre s’insère dans la suite de la célébration de la victoire le 6 mai et sur la célébration de la mémoire de Charles De Gaule et de Georges Clemenceau. Toutes ces références sont celles d’une France en guerre, elles évoquent le sacrifice et les larmes. Pendant la campagne présidentielle, sous l’inspiration d’Henri Guaino, Nicolas Sarkozy avait déjà appelé à beaucoup de reprises ce jeune communiste. Il contribuait ainsi à faire connaître la lettre de ce garçon de dix-sept ans, à la veille de son exécution : « ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa chéri, je vais mourir ! »

Quel est le sens politique de cette décision ? « Je veux que chacun comprenne que pour moi, cette lecture, c’est un grand symbole. » dit Sarkozy. Peut-être s’agit-il, comme pour Jaurès ou Blum, d’utiliser l’une des figures du patrimoine historique de la gauche pour ses buts. Mais il y a plus. « Je n’ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé » ajoute Nicolas Sarkozy. Cette phrase n’est pas seulement un aveu ; elle a valeur d’explication. L’émotion justifie la lecture : on doit lire la lettre pour émouvoir, et pour être ému. Bref, pour Nicolas Sarkozy, la référence à Guy Môquet participe d’une politique de l’émotion. Les journalistes ne s’y trompent pas, qui décrivent inlassablement le Président dans les mêmes termes : « visiblement ému ». C’est dire que l’émotion doit être visible : elle peut ainsi être partagée avec les spectateurs. On ne peut toutefois s’empêcher de penser que la lourde insistance de Nicolas Sarkozy sur l’esprit de sacrifice et de résistance, sur l’histoire et l’identité de la France éternelle, et sur les nombreux autres symboles patriotiques et nationalistes mis en scène et servis en grande pompe aux médias du monde entier pour cette intronisation, renvoient à une période, celle de la collaboration et du régime de Vichy, dont il est objectivement, par son idéologie, sa personnalité et son parcours, plus proche que celle de la Résistance et du Gaullisme dont il semble vouloir aujourd’hui s’instituer l’héritier. Il ne condamne pas explicitement le régime de Vichy, contrairement à son prédécesseur Jacques Chirac en 1995. Par ailleurs Guy Môquet combattait pour ce qui allait aboutir au Conseil National de la Résistance (CNR) qui préparait pour l’après-guerre une grande politique de reconstruction solidaire et de progrès social (création de la Sécurité Sociale, nationalisation des services d’énergie, système de retraites, droit du travail, etc. ) que la droite sarkozyste à promis de finir de casser sans aucune réflexion.

Si la lettre de Guy Môquet doit être lue dans les lycées le 22 octobre, il conviendrait certes d’en rappeler le contexte historique passé, mais aussi de restituer le théâtre politique où elle est aujourd’hui mise en scène. Et c’est certainement cette crainte de voir l’histoire instrumentalisée et ses symboles, qui explique le rejet d’une partie de la communauté enseignante et l’appel au boycott de la  lecture en classe de la dernière lettre de Guy Môquet. Bon nombre d’intellectuels et d’enseignants dénoncent son ingérence personnelle dans les questions pédagogiques et ne voient dans cet acte de commémoration que le projet d’élaborer une morale d’État. Est- ce qui’ il est donc question d’instrumentaliser l’histoire, dans une stratégie présidentielle ou l’appel à une vision de l’école dont on renforcerait la mission civique, à charge pour elle de revitaliser le sentiment national ?

Nele Ludvigsen  54111

janvier 30, 2008

La Réforme des régimes spéciaux de retraite

Classé dans : Politique — blogalement @ 10:53

DEUXIEME VOLET :

Les régimes spéciaux de retraite : droit ou privilège ?

Pour répondre à la question que nous nous sommes posée dans notre billet précédent concernant la particularité des régimes « spéciaux » de retraite, nous vous proposons de jeter un petit coup d’ oeil sur le tableau qui se trouve en pièce jointe.

Comme vous pouvez le constater, en matière de retraite, les salariés français ne sont pas tous logés à la même enseigne… Pour ceux qui bénéficient des régimes spéciaux, les avantages ne sont pas négligeables : âge effectif de départ en retraite situé entre 50 et 55 ans, pas de diminution du montant de la pension en cas de départ anticipé, durée de cotisation de 2 ans inférieure à celle prévue pour les salariés du régime général… Avouons que pour ceux qui en bénéficient, les raisons ne manquent pas de chercher à défendre un tel système.

Quant au reste des salariés, les avis sont plutôt partagés:

Pour certains, ces régimes spéciaux sont profondément injustes, reposent sur des principes caducs et sont beaucoup trop honéreux.

Pour d’autres, il s’agit, au contraire, de droits difficilement acquis, qui prennent en compte le fait que les conditions de travail et de pénibilité sont différentes pour chaque métier et que la réforme proposée par le gouvernement ouvre la porte à une remise en question du système de retraite dans son ensemble.

Alors, la réforme des régimes spéciaux de retraite, abolition de privilèges trop longtemps consentis ou tentative de démontèlement du système des retraites?

Affaire à suivre…

Sylvie et Vera, 54111

PS:  Pour accéder à la pièce jointe,  vous devez d’abord cliquer sur ce lien.

Une nouvelle page s’affichera et vous devrez à nouveau cliquer sur l’onglet “pièce jointe” (le deuxième, plus petit).

Je sais, c’est extrêmement compliqué et décourageant mais je ne trouve pas le moyen de créer un lien plus directe ou d’insérer une image.  Bizarre, bizarre… pièce jointe 

janvier 29, 2008

Sarkozy et la presse: Le one-man show du Petit Nicolas, 8 janvier 2008

Classé dans : Politique, Société — blogalement @ 4:54

Le 8 janvier 2008, Nicolas Sarkozy a donné une conférence de presse au Palais de l’Elysée. Des centaines de journalistes ont suivi l’appel au cœur du pouvoir, rendus fébriles par l’attente des réponses de M. Le Président sur leurs questions les plus pressantes.

« Avec Carla, c’est du sérieux », constate-t-il. Oui, merci. Et la politique? Les Français attendent des résultats et des stratégies. Comment augmentera-t-il le pouvoir d’achat ? Comment lutter contre le chômage ? Quelles mesures la France adoptera-t-elle pour ralentir le changement climatique? En fait, on en apprend peu. Nicolas Sarkozy s’est caché derrière des multiples «Je veux… » et «Je vais…», comme dans une campagne électorale infinie.   

Plusieurs participants avaient l’impression que le micro était tendu à certains journalistes en priorité et que beaucoup de questions étaient accordées en avance. Les questions critiques étaient donc rares, et trop souvent, elles restaient ouvertes.

La relation entre la presse et le Président de la République est devenue redoutable: Sarkozy fait d’une question ce qu’il veut, et les journalistes s’en contentent. Comment a-t-il réussi à anesthésier les journalistes?

Sa stratégie est de les séduire avec son charme, avec des grands gestes. Il est amical face aux correspondants, il plaisante et les cajole. Lorsque ça ne marche pas, lorsque les questions sont plus sérieuses, il joue l’agressivité. Les prises de bec entre le Président de la République et les journalistes sont une tradition française, et Sarkozy est un maître. Avec délectation, il ridiculise et attaque les contradicteurs: Interrogé sur la situation des sans-papiers en France, il n’explique rien, mais s’indigne contre le terme utilisé par la journaliste «insultant pour ces malheureux». Il les accuse de populisme quand ils insistent sur son augmentation de salaire, il leur reproche de révéler sa vie privée pour mieux faire vendre leurs journaux.

Les critiques sont bafoués, et les autres? Bercés de la familiarité de Sarkozy, ils rient et se taisent. Il faudrait retrouver une culture de discussion objective et critique. Les journalistes ne doivent pas se laisser utiliser comme instrument de l’auto-promotion arrogante de M. Le Président.    

 

Inga, Hannah et Magdalena

L`affaire de L `Arche de Zoé : les faits

Classé dans : Non classé — blogalement @ 1:41

En 25 octobre 2007, plusieurs bénévoles et responsables de l`association „L`Arche de Zoé“ qui accompagnaient un groupe de 103 enfants sur le point de quitter le Tchad, sont arrêtés par les autorités du pays. Les autorités locales les ont suspecté d`avoire organisé un enlèvement d`enfants.L`association a évoqué que l`obejctif de l`operation était « d` évacuer vers l`Europe des enfants orphelins du Darfour »[1], vistimes de la guerre civile qui sévit dans cette région.          

 L `association en France avait organisé l`accueil des enfants dans des familles. Au moins une partie des parents des enfants concernés disent avoir reçu de fausses informations sur l` objectif du projét. Le président tchadien, Idriss Déby, a affirmé que les enfants concérnés n` étaient pas orphelins et qu` on les a kidnappés pour augmenter des réseaux pédophiles ou un réseau de trafic d`organes.

Au total les aurorités locales ont arrêté 17 personnes à Abéché, une des villes de l`Est tchadien, six personnes liées à L’Arche de Zoé, dont le président de l’association Éric Breteau et sa compagne Èmilie Lelouche, le président du COFOD Philippe Van Winckelberg, le vice-président du COFOD Alain Peligat, la vice-présidente du COFOD et la journaliste Marie Agnès Peleran, aussi deux autres journalistes qui les accompagnaient, sept Espangnols et deux Tchadiens.La France, elle, parle d’une opération “illégale et irresponsable”, pour reprendre les termes de la secrétaire d’ Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade. Des organisations humanitaires telles que l’UNICEF ont dénoncé la démarche de l’Arche de Zoé aussi. 

Caecilia et Laura

  [1] l`archedezoe.fr  



[1] l`archedezoe.fr

Le FMI: autrefois

Classé dans : Non classé — blogalement @ 12:50

Le Fonds monétaire international (FMI) est aujourd’hui une organisation internationale d’aide au développement multilatérale. Mais originalement, quand il était créé en 1946, il rempliait une fonction très différente. Regardons-nous donc le contexte de sa création et le changement de sa structure au fil du temps. 

Après la deuxième guerre mondiale ils se posaient trois problèmes économiques dont le futur ordre mondial économique devait tenir compte: la reconstruction de l’Europe, des douanes protecteurs élevés, et des dépréciations de monnaie afin de favoriser l’exportation. Les deux derniers étaient particulièrement importants, puisqu’ils avaient étés utilisés de façon  compétitive afin d’appauvrir les pays voisins et enrichir soi-même. Ils avaient contribué à la piètre situation économique qu’avait aidée Hitler d’accéder au pouvoir et envenimée les relations entre les pouvoirs européens. Un meilleur ordre économique était donc vu comme une condition sine qua non pour éviter une nouvelle catastrophe de l’ordre de la deuxième guerre mondiale. 

Pour résoudre ces trois problèmes, trois organismes internationaux étaient prévus. La Banque Mondiale et le FMI ont été créés en 1944 lors de la conférence de Bretton Woods. Ils sont donc souvent appelés les « Sœurs Bretton Woods ». La Banque Mondiale devait aider à la reconstruction de l’Europe et le FMI administrer un stable système monétaire international. Finalement, l’Organisation de Commerce International (en anglais : International Trade Organization, ou ITO) devait s’occuper de la réduction de douanes et du libre-échange, mais n’a pas pu être créée après une intervention des Etats-Unis, qui craignent une trop grande restriction de leur souveraineté. En 1947, l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (en anglais : General Agreement on Tariffs and Trade, ou GATT) adoptait ce fonction. Les États-Unis étaient d’accord, puisqu’un « accord » est moins restrictif qu’une « organisation ». En 1994, le GATT était finalement transformé en organisation est l’Organisation de Commerce Mondial (OMC) était née. 

C’est donc face à cet arrière-plan que le FMI était créé. Mais regardons-nous l’organisme en plus de détail. Le FMI veillait sur le « Système Bretton Woods » – il devait garantir la stabilité des taux de change dans une marge de 1 %. Pour cela, il est doté des fonds que fournissent les états membres selon leur puissance économique. On appelle cela « quote-part ». En cas de crise, face à la dépréciation imminente de la monnaie d’un état membre, le FMI pouvait intervenir et le prêter de l’argent afin de stabiliser la monnaie en question. Les pays aidés sont soumis à des politiques d’ajustement structurels pour remédier aux causes macroéconomiques de la crise.  Toutefois, le FMI devait céder cette fonction en 1976 lors de l’éclatement du « Système Bretton Woods ». Auparavant, le système avait fonctionné parce que chaque monnaie était liée au Dollar. Or, tandis que le Dollar était plus ou moins stable dans les années 1950 et 1960, il a connu une dépréciation importante dans les années 1970 face aux crises pétrolières et l’échec en Vietnam. Les Etats-Unis refusaient donc de maintenir la garantie de convertibilité du Dollar contre autres monnaies à un taux de change fixe. Voilà la fin du système.

Dés lors, les monnaies flottent librement et le rôle initial principal du FMI a disparu. Quand même, le FMI est toujours en vie – malgré des réclamations de son abolition. Assez pour ce qui concerne le contexte historique. Dans le prochain billet je vous parlerai du rôle actuel du FMI – qu’a d’ailleurs suscité de vifs criticismes.

Julian 54111

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