Blogalement vôtre…

février 28, 2008

Que DAL le Droit Au Logement opposable ?

Classé dans : Politique, Société — blogalement @ 2:44

Le droit au logement figurait déjà dans la constitution de 1946, mais il n’avait qu’une valeur purement théorique. Au cours des années 1980, le législateur a donc cherché à attribuer une fonction concrète à ce droit. Mais il semble qu’il ne se soit agi que d’une précision sémantique très poussive et peu efficace. La loi Quillot du 22 juin 1982 affirme par exemple que « le droit à l’habitat est un droit fondamental ».

            La loi Besson du 31 mai 1990 a sans aucun doute représenté une avancée concrète. Stipulant que « garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation », elle introduit une série d’aides au logement. Progrès donc, mais ce n’était pas suffisant. Jusqu’en 2007, le législateur s’est remis à patauger dans ses propres textes, des coquilles quasiment vides (en 2000 par exemple, on ajoute le qualificatif « décent » : il s’agit désormais d’un « droit à un logement décent »).

            Même si la notion de « droit au logement opposable » a surgi dès 2002, il a fallu attendre le coup médiatique de l’association Les Enfants de Don Quichotte à partir du 2 décembre 2006 (cf. billet « Dormir Dehors ») pour que son vote, sans cesse repoussé par des ministres manquant de courage ou ne croyant pas à son efficacité, soit officiellement annoncé par le président de la république Jacques Chirac lors de ses derniers vœux à la télévision le 31 décembre 2006. Rappelons que la campagne présidentielle pour sa succession avait déjà officieusement débuté.

            « Opposable » signifie en droit « que l’on peut faire valoir contre une tierce personne ou un tiers parti » (Le Nouveau Littré 2007), autrement dit, s’agissant du droit au logement, la loi du 5 mars 2007 permet de le faire valoir… mais contre qui ? Bien difficile de comprendre. A vrai dire, la nouvelle loi ne répond en rien à l’urgence de la crise du logement en France.  Tout d’abord, entrée en vigueur le 1er janvier 2008, elle ne concerne pour l’instant que les personnes dans les situations les plus difficiles (pour les autres, elle ne s’appliquera que le 1er janvier 2012 !). Quelles démarches faire ? Première étape, si l’on répond aux conditions (être de nationalité français ou en situation régulière, « ne pas être en mesure d’accéder par ses propres moyens à un logement décent et de s’y maintenir » et surtout avoir fait depuis très longtemps une demande infructueuse de logement locatif social HLM), on peut saisir une « commission de médiation » dans son département, laquelle doit rendre sa décision dans un délai de trois à six mois ! Seconde étape, si l’on n’a pas reçu d’offre de logement dans ce délai, on peut alors former un recours devant le tribunal administratif. Mais attention, cette seconde démarche n’est possible qu’à partir du 1er décembre 2008 !

            En plus de multiplier ainsi les complications administratives (restrictions des conditions pour prétendre à ce droit, délais d’attente ahurissants,), cette ultime mesure ne règle en rien le problème de pénurie de logements en France. On oublie souvent que chaque commune est obligée de construire 20 % de logements sociaux, sous peine d’avoir à payer une amende. Or, quelle est la ville qui a construit ces vingt dernières années le moins de logements sociaux ? Neuilly-sur-Seine, ville moyenne la plus riche de France et surtout fief de 1983 à 2002 d’un certain… Nicolas Sarkozy (la ville construit en moyenne 2,5 % de logements sociaux).

Jeudi dernier 21 février a eu lieu la « Nuit solidaire» pour le logement : 28 associations ont appelé à un rassemblement Place de la République à Paris. Environ 1800 personnes ont répondu à l’appel et 300 personnes ont même passé la nuit sur place. Il s’agissait de protester contre les propositions, jugées insuffisantes, faites le 29 janvier par le premier ministre, François Fillon. Ce dernier a annoncé 250 millions d’euros d’aides, alors que les associations estiment que l’effort financier devrait s’élever à 1,5 milliards. Même si certains militants reconnaissent des avancées, tous sont conscients qu’une pression continue doit être exercée sur les pouvoirs publics. En effet, comme le dit Didier Cusserne, le délégué général d’Emmaüs, « on ne peut pas vivre avec une couverture de survie ».

Qu’en pensez-vous ? Le droit au logement opposable est-il une bonne idée ou seulement un leurre ? Comment convaincre les communes riches de construire des logements sociaux plutôt que de payer une amende ? Pourquoi le gouvernement est-il aussi avare dans ses propositions financières pour reloger ceux qui dorment dehors ?

A lire, le texte sur le droit au logement opposable : http://www.logement.gouv.fr/IMG/pdf/DALO_01.08.pdf. A voir, le film des Enfants de Don Quichotte (Poudre aux yeux) : http://www.dailymotion.com/fr/featured/video/x4d8j5_poudre-aux-yeux_politics

 

Mathieu et Ana Laura

février 25, 2008

Sarkozy et la presse: Le Petit Nicolas et son mariage

Classé dans : Politique, Société — blogalement @ 12:13

Alors, ça y est. Le Président de la République et la mannequin-chanteuse se sont mariés. Ca s’est passé samedi 2 fevrier au Palais de l’Elysée. A part les fiancés, il n’y avait que les temoins de mariage et quelques amis très proches quand ils se sont dit « oui ». Cette nouvelle a été revelée à la mi-journée même dans une interview que le maire du 8ème arrondissement de Paris a accordée à RTL. C’est lui qui a marié Nicolas Sarkozy et Carla Bruni le matin.

Quand la nouvelle du mariage a commencé à circuler dans l’Internet, elle a tout de suite fait la une du « Spiegel Online », même avec un titre disant « Eilmeldung » (« dépêche »). D’autres journaux ont suivi immédiatement et ont rendu compte de tous les détails du mariage. C’est curieux quand-même qu’à nouveau, la vie privée du Président de la République est tellement médiatisée après son séjour au Parc Disney et ses vacances en Egypte, car cette fois-ci pas une seule caméra était présente. Je crois bien que nous devons changer d’avis sur notre hypothèse que M. Sarkozy incite les médias à le suivre partout.

En plus, le terme « Eilmeldung » qui indique normalement des évènements importants d’une très haute priorité, n’est-il pas un peu exagéré ? Jusqu’à présent, le génocide au Darfour a déjà coûté la vie à environ 400 000 personnes, mais je n’ai jamais entendu l’expression « Eilmeldung » en ce contexte…

Je crois qu’il revient aux médias d’enfin faire le bon choix entre les nouvelles ayant l’air d’être importantes et celles qui le sont vraiment. Mais les médias ne prennent pas cette peine ; ils aiment plutôt parler des belles choses, comme une ex mannequin dans une belle robe. Ainsi, ils ne sont pas obligés d’aborder des crises sociales et politiques. Ils ne doivent pas oublier que leur tâche est de faciliter la formation de l’opinion pour leur public, et pas d’attacher autant d’importance à des évènements pas forcément cruciaux pour le développement de ce monde.

février 6, 2008

La réforme des régimes spéciaux de retraite: une affaire rondement menée!

Classé dans : Politique — blogalement @ 3:16

 

Avouons que le ministère du travail a réussi à boucler ce dossier en un temps record. Quatre mois à peine après l’annonce de son projet de réforme, les décrets 2008-47, 2008-48 et 2008-69 relatifs aux régimes spéciaux de retraite des personnels de la SNCF, de la RATP et des industries électriques et gazières ont été inscrits au journal officiel les 16 et 23 janvier dernier et pourront entrer en vigueur dès le 1er juillet de cette année.

 

Le débat est clos, si tant est qu’il ait un jour été ouvert et il ne nous reste plus qu’ à admirer la mise en œuvre d’une stratégie qui manque peut-être d’originalité mais dont l’efficacité a, une nouvelle fois, fait ses preuves.

 

Diviser pour mieux régner…

 

L’ argument de l’ Etat garant de l’égalité entre tous les Français s’est révélé être d’une efficacité redoutable.

Apparemment, dans toutes les interventions publiques destinées à présenter le plan de réforme, que ce soit de la part du président de la République, du Premier ministre ou du ministre du travail, le mot d’ ordre était le suivant: mettre l’ accent sur le caractère inéquitable des régimes spéciaux de retraite. Le but de la manœuvre: s’assurer le soutien de l’ opinion publique qui n’ eût su tolérer davantage une telle injustice et, par conséquent, vouer à l’échec toute tentative de protestation de la part des bénéficiaires de ces régimes spécifiques.

 

Ainsi, en insistant en permanence sur le fait que le principal objectif de la réforme était de « veiller à ce que l’ensemble des Français soient sur un pied d’égalité[1] », le gouvernement a fait apparaître les salariés concernés par les régimes spéciaux de retraite aux yeux des Français comme un groupe d’ abominables privilégiés qui refusait de remettre en question des avantages illégitimes au risque de mettre en danger tout le système de protection sociale dans son ensemble.

 

Il n’a pas fallu longtemps à l’équipe gouvernementale pour récolter les fruits de son labeur puisque dès le 17 octobre 2008, un sondage BVA réalisé pour le Figaro et LCI était rendu public et affirmait que 55% des Français considèraient que le mouvement du 18 octobre n’etait pas justifié.

 

Les grèves dans les transports publics sont déjà, en temps normal, très mal perçues par les usagers mais cette fois-ci, les malheureux grévistes n’avaient aucune chance de se faire entendre car, bien préparé, le reste de la population ne pouvait que rester sourd à leurs revendications…

 

Au gouvernement de se féliciter d’avoir, grâce à cette réforme, rétablit l’ordre juste afin qu’ à nouveau, on puisse affirmer qu’ en France, tous les citoyens sont égaux en droits !

  Sylvie et Vera, 54111



[1] Xavier Bertrand, Discours à l’Assemblée Nationale. 03/10/07.

février 5, 2008

Les Enfants de Don Quichotte

Classé dans : Politique, Société — blogalement @ 2:54

Le 16 décembre 2006 la vue des berges du Canal Saint-Martin à Paris a radicalement changée: A la place des rues grises on retrouve 200 tentes rouges, qui serpentent dans une longue série à côté de l’eau verte du Canal.

C’ est une action à la fois d’aide et de protestation pour attirer l’attention de la population et de l’Etat français sur les problèmes, particulièrement graves en hiver, des personnes sans-abri et mal logées. La promotrice de cette opération est la nouvelle association de solidarité « Les Enfants de Don Quichotte », créee en novembre 2006 par Augustin Legrand, Pascal Oumakhlouf et Ronan Dénécé. Rapidement, beaucoup de personnalités de la vie politique et culturelle, comme François Bayrou et Jean Rochefort, approuvent en public le travail de l’association.

Un an plus tard, en décembre 2007, « Les Enfants de Don Quichotte » essaient d’ installer de nouveau un campement pour les sans-domicile-fixe, cette fois sur les bords de la Seine au niveau de Notre-Dame, mais la police interrompent l’installation et l’association doit laisser tomber le projet d’ une nouvelle réalisation.

En conséquence de ce conflit, Christine Boutin et François Fillon invitent des associations de solidarité le 18 décembre 2007 et, ce jour-là, le Premier Ministre annonce un contrat gouvernement-associations sur les SDF pour combattre les problèmes de l’ hébergement.

Pour le moment, l’espoir de la fin de l’année de trouver des solutions efficaces a été déçu, selon « Les Enfants de Don Quichotte ». A la suite de cette déception, le 30 janvier 2008, les 27 associations de solidarité invitées par le Premier ministre annoncent une première mobilisation nationale. Elles soutiennent les efforts de François Fillon qui veut engager une politique de prévention pour interrompre les processus qui conduisent à la rue, aider les personnes sans-abri à sortir de la rue et appliquer la loi sur le droit opposable au logement, mais d’après les organisations d’aide humanitaire les moyens annoncés ne permettront pas de mettre en oeuvre ces orientations :

«Alors que le nombre de logement insalubres à traiter est de 600.000, le Premier Ministre annonce un plan de réhabilitation de 100.000 logements en quatre ans. Alors que des miliers de personnes vivent à la rue et qu’ il faudra du temps pour résorber la crise du logement, aucune création de places d’hébergement n’ est programmée… ».[1]

Est-ce qu’ on a vraiment fait un pas en avant avec toutes ces discussions, ou est-ce que les partis s’éloignent de plus en plus et les solutions efficaces deviennent peu à peu introuvables, parce qu’ ils s’obstinent dans leurs idées ?

 

Mathieu et Ana Laura




[1] http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/v4/pdf/20080129.pdf

février 4, 2008

La réforme des régimes spéciaux de retraite: la question ne se pose pas!

Classé dans : Politique — blogalement @ 7:26

Comme l’avait annoncé la candidat Nicolas Sarkozy lors de la dernière campagne présidentielle, les régimes spéciaux de retraite ont fait l’objet d’un projet de réforme dès la rentrée 2007. A ce sujet, le ministre du travail, Xavier Bertrand, a rappelé à diverses reprises au cours des mois de septembre et octobre 2007 que l’ objectif était « d’harmoniser, pour le présent et pour l’avenir, les principaux paramètres de ces régimes avec ceux de la fonction publique. »  Voici les différentes mesures envisagées par le ministère du travail pour mettre en place cette harmonisation:

Ø       Passage de 37,5 à 40 ans de cotisation d’ici 2012. La durée de cotisation pourrait toutefois être portée à 41 ans si l’allongement de la durée de cotisation que prévoit le gouvernement pour le régime général entrait en vigueur avant cette date.

Ø       Instauration d’un système de décote et de surcote de manière à récompenser les salariés qui décideront de travailler plus longtemps et, bien sûr, à pénaliser ceux qui opteront pour une retraite anticipée.

Ø       Indexation du montant des retraites sur les prix et non plus sur un salaire de référence calculé sur les 6 derniers mois d’activité.

Ø       Suppression de l’âge obligatoire de départ à la retraite.

Ø       D’autres mesures comme l’ aménagement des conditions de travail, la création d’un régime additionnel donnant un complément de retraite, le rachat d’ années d’ études et des dispositions favorables à l’emploi des seniors avaient été prévues mais devaient encore faire l’objet d’une concertation particulière avec chaque entreprise.

De la fermeté dans les négociations !

Le moins que l’on puisse dire, c’ est que le ministre en a fait preuve dans cette réforme. A tel point d’ailleurs que l’on serait en droit de se demander si une négociation a véritablement eu lieu …

En effet, lors de la présentation de son projet de réforme aux différentes organisations syndicales le 21 octobre 2007, Xavier Bertrand avait clairement fait la distinction entre les points de la réforme succeptibles de faire l’objet d’un débat et ceux sur lesquels il n’était pas question de revenir.

Ainsi selon les termes de monsieur Bertrand « un socle de principes communs » avait été préalablement défini et la discussion était pour ainsi dire close concernant l’allongement de la durée de cotisation, l’instauration du système de décote et de surcote, l’indexation du montant des retraites sur les prix et la suppression de l’âge obligatoire de départ à la retraite, en bref l’ essentiel de la réforme…

C’est bien cette absence de débat qui a provoqué l’indignation des salariés relevant des régimes spéciaux qui, malgré l’insistance du ministre sur sa volonté d’ ouverture et de dialogue, sont restés persuadés que le gouvernement cherchait à faire passer en force cette réforme.

 Bernard Aubin, secrétaire général de la CFTC-cheminots déplorait, lui aussi, ce défaut de concertation et qualifiait à l’issue de la rencontre entre le ministre du travail et les organisations syndicales, la méthode du ministre de « simulacre de négociation ». Alors ne nous y trompons pas! Pour répondre à la question d’une de nos lectrices qui se demandait si en répondant présent à l’appel des syndicats à la grève, les salariés refusaient d’abandonner un droit que les politiques et les médias préfèrent appeler un privilège, disons que les travailleurs ont décidé de manifester leur mécontentement ni par habitude, ni par réaction d’ enfants gâtés qui ne comprennent pas que « Maman n’a plus les moyens de céder à tous leurs caprices”. Non, ils avaient compris dès l’annonce de Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale que la nécessité de cette réforme était de toute évidence considérée comme acquise et qu’il ne servirait à rien d’y opposer quelque argument que ce soit, aussi pertinent soit-il. En fait, avec les mouvements de grève et de protestation comme celui du 18 octobre 2007, il s’agissait plutôt de signifier au gouvernement qu’ils ne se laissaient pas duper par ses discours et l’obliger à entamer cette-fois de véritables négociations pour qu’au moins cette réforme soit mise en œuvre de manière progressive. Malheureusement, on sait aujourd’hui que le gouvernement a eu raison de cette résistance… Il faut admettre qu’il a usé d’une tactique on ne peut plus efficace, comme nous le verrons dans notre prochain et dernier billet…

Sylvie et Vera, 5411

février 3, 2008

Les sans-abri en Allemagne

Classé dans : Politique, Société — blogalement @ 10:22

On les trouve dans les stations de métro, à côté des supermarchés, dans les gares. Ils ne sont pas propes, leurs visages sont gris de poussière et leurs vêtements sont déchirés. Souvent ils puent tellement qu’on doit retenir son souffle. Il s’agit des sans-abri.

Selon la loi allemande, les sans-abri sont des personnes qui ne disposent pas d’ un logement loué avec un contrat de location. Cette définition comprend les personnes sans domicile fixe habitant chez des amis ou des parents ou dans les asiles et  les maisons d’accueil pour femmes. Selon les estimations de la « Bundesarbeitsgemeinschaft für Wohnungslosenhilfe » (le bureau de coordination fédéral pour l’ aide aux personnes sans domicile fixe) basé à Bielefeld 345.000 personnes étaient sans domicile fixe en 2004. Parmi eux, 55 % étaient des hommes, 23 % des femmes et 22 % des enfants.

Mais combien d’entre eux sont vraiment sur le pavé? On ne dispose que d’ estimations à ce sujet. Il n’existe pas d’études effectuées par l’Etat allemand qui pourraient éclaircir les estimations officieuses, bien que beaucoup d’ hommes politiques insistent sur la nécessité de ces études. Mais on n’a pas encore trouvé les moyens de leur réalisation. Comment est-ce qu’on peut recenser des personnes qui souvent mènent une vie de nomades et qui se cachent dans les coins sombres de la ville, dans les ruines, dans les parcs et sous les ponts? Il nous reste seulement l’ estimation de la « Bundesarbeitsgemeinschaft für Wohnungslosenhilfe » laquelle parle d’ un nombre de sans-abri en Allemagne, qui oscille entre 20.000 et 30.000 personnes.

En Allemagne il n’ y a pas de loi sur le logement comme en France. Un debat a eu lieu au parlement allemand, mais la proposition d’un droit au logement a été refusée parce que, selon le gouvernement allemand, l’Etat n’ a pas les moyens d’ offrir un logement à toutes les personnes sans domicile fixe.

Les causes de la situation des sans-abri sont très diverses: licenciement, crise familiale, maladie, endettement…  Mais on trouve dans la plupart des cas un point commun : la rue est le point culminant d’un long déclin social.

Le problème le plus grave, c’est que dans bien des cas les personnes qui se retrouvent sur le pavé ne réussissent pas à se remettre debout. Une fois à la rue, ils restent à la rue.

N’ y a-t-il personne qui trouve un moyen de sortir de ce cercle vicieux ? 

 

Mathieu et Ana Laura

janvier 30, 2008

La Réforme des régimes spéciaux de retraite

Classé dans : Politique — blogalement @ 10:53

DEUXIEME VOLET :

Les régimes spéciaux de retraite : droit ou privilège ?

Pour répondre à la question que nous nous sommes posée dans notre billet précédent concernant la particularité des régimes « spéciaux » de retraite, nous vous proposons de jeter un petit coup d’ oeil sur le tableau qui se trouve en pièce jointe.

Comme vous pouvez le constater, en matière de retraite, les salariés français ne sont pas tous logés à la même enseigne… Pour ceux qui bénéficient des régimes spéciaux, les avantages ne sont pas négligeables : âge effectif de départ en retraite situé entre 50 et 55 ans, pas de diminution du montant de la pension en cas de départ anticipé, durée de cotisation de 2 ans inférieure à celle prévue pour les salariés du régime général… Avouons que pour ceux qui en bénéficient, les raisons ne manquent pas de chercher à défendre un tel système.

Quant au reste des salariés, les avis sont plutôt partagés:

Pour certains, ces régimes spéciaux sont profondément injustes, reposent sur des principes caducs et sont beaucoup trop honéreux.

Pour d’autres, il s’agit, au contraire, de droits difficilement acquis, qui prennent en compte le fait que les conditions de travail et de pénibilité sont différentes pour chaque métier et que la réforme proposée par le gouvernement ouvre la porte à une remise en question du système de retraite dans son ensemble.

Alors, la réforme des régimes spéciaux de retraite, abolition de privilèges trop longtemps consentis ou tentative de démontèlement du système des retraites?

Affaire à suivre…

Sylvie et Vera, 54111

PS:  Pour accéder à la pièce jointe,  vous devez d’abord cliquer sur ce lien.

Une nouvelle page s’affichera et vous devrez à nouveau cliquer sur l’onglet “pièce jointe” (le deuxième, plus petit).

Je sais, c’est extrêmement compliqué et décourageant mais je ne trouve pas le moyen de créer un lien plus directe ou d’insérer une image.  Bizarre, bizarre… pièce jointe 

janvier 29, 2008

Sarkozy et la presse: Le one-man show du Petit Nicolas, 8 janvier 2008

Classé dans : Politique, Société — blogalement @ 4:54

Le 8 janvier 2008, Nicolas Sarkozy a donné une conférence de presse au Palais de l’Elysée. Des centaines de journalistes ont suivi l’appel au cœur du pouvoir, rendus fébriles par l’attente des réponses de M. Le Président sur leurs questions les plus pressantes.

« Avec Carla, c’est du sérieux », constate-t-il. Oui, merci. Et la politique? Les Français attendent des résultats et des stratégies. Comment augmentera-t-il le pouvoir d’achat ? Comment lutter contre le chômage ? Quelles mesures la France adoptera-t-elle pour ralentir le changement climatique? En fait, on en apprend peu. Nicolas Sarkozy s’est caché derrière des multiples «Je veux… » et «Je vais…», comme dans une campagne électorale infinie.   

Plusieurs participants avaient l’impression que le micro était tendu à certains journalistes en priorité et que beaucoup de questions étaient accordées en avance. Les questions critiques étaient donc rares, et trop souvent, elles restaient ouvertes.

La relation entre la presse et le Président de la République est devenue redoutable: Sarkozy fait d’une question ce qu’il veut, et les journalistes s’en contentent. Comment a-t-il réussi à anesthésier les journalistes?

Sa stratégie est de les séduire avec son charme, avec des grands gestes. Il est amical face aux correspondants, il plaisante et les cajole. Lorsque ça ne marche pas, lorsque les questions sont plus sérieuses, il joue l’agressivité. Les prises de bec entre le Président de la République et les journalistes sont une tradition française, et Sarkozy est un maître. Avec délectation, il ridiculise et attaque les contradicteurs: Interrogé sur la situation des sans-papiers en France, il n’explique rien, mais s’indigne contre le terme utilisé par la journaliste «insultant pour ces malheureux». Il les accuse de populisme quand ils insistent sur son augmentation de salaire, il leur reproche de révéler sa vie privée pour mieux faire vendre leurs journaux.

Les critiques sont bafoués, et les autres? Bercés de la familiarité de Sarkozy, ils rient et se taisent. Il faudrait retrouver une culture de discussion objective et critique. Les journalistes ne doivent pas se laisser utiliser comme instrument de l’auto-promotion arrogante de M. Le Président.    

 

Inga, Hannah et Magdalena

Contre-grenelle

Classé dans : Politique — blogalement @ 11:46

N’ayez pas peur. Il y aura toujours des Nicolas voulant sauver le monde de n’importe quelle raison.

Mais vont-ils réussir?

Il y a des gens qui n’y croient pas.

Il y a des gens qui n’aiment pas les Nicolas et leur grenelle.

Il sont établi un contre-grenelle. Qu’est-ce que c’est ?

Ce contre-grenelle est une mobilisation contre la mascarade que ce grenelle représente.

Lyon, samedi 6 octobre. Un succès. C’est ce qu’on lit sur leur site.

Quel succès ? Un public de 800 personnes. Merveilleux. Ils ont trouvé des gens qui les écoutent. Sarkozy ne doit pas le chercher, son public.

Mais devrait-on l’écouter avec plus d’attention ? De confiance ? De patience ?

Ses mots provoquent une réponse de Paul Ariès, l’homme à l’origine de ce contre-grenelle.

Lui, politologue, écrivain et militant anti-sectes, est né le 11 mai 1959 à Lyon.

Dans son discours il dénonce le grenelle comme « sarko-compatible », au lieu d’être « écolo-compatible ». Une nouvelle langue créée. C’est mignon. Mais en quoi ça nous aide?

Ariès concède que le travail vient juste de commencer. Il fallait développer des idées de groupe. Et ce processus a démarré ce samedi 6 octobre. Ariès révèle la nécessité de travailler ensemble pour repolitiser l’écologie. Un retour au politique permettrait d’unir un « souci de justice sociale avec les contraintes environnementales » tout en se concentrant sur un effort de théorisation.

Donc par la suite Ariès énumère des propositions quant au grenelle qui commencent tous par le mot « contre ». Il dit ce qu’il fallait faire contre l’agression publicitaire, contre l’insécurité sociale et psychologique, contre l’explosion des inégalités écologiques et sociales…..

Ce «contre » correspond au « contre-grenelle » et jette le grenelle dans le même sac que les mauvaises choses contre lesquelles il faut lutter. Quel moyen rhétorique !

On n’a plus besoin de jolis mots, mais d’ actions ! N’ayez pas peur.

 

pour le contre-grenelle voyez :

http://www.contre-grenelle.org/

Annika Liebich 5411

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200706_contregrenelle.jpg

Le Mouvement de la décroissance a organisé un “contre-Grenelle” le 6 octobre 2007 à Lyon comme Annika vous a déjà dit.

Mais qu’est-ce qu’ils ont fait?  Je vais vous dire:

Plus de 700 militants antinucléaires et altermondialistes, ainsi que des représentants de la confédération paysanne et de la LCR (la Ligue communiste révolutionnaire) ont participé.

L’Objectif était de proposer des solutions plus radicales (moratoire sur les OGM (les Organismes génétiquement modifiés) ou les autoroutes) que celles attendues du Grenelle.

De plus, les organisateurs dénoncent “une opération de marketing et d’affichage” et des “mesurettes qui ne changeront rien”. Ils ont défilé à la tribune devant une salle comble. “Nous voulons dénoncer l’OPA (Organisation professionnelle agricole en France) de la droite et des milieux d’affaire sur l’écologie, et verser au débat des propositions pour entrer dans une vraie négociation avec un rapport de force”, a déclaré le politologue Paul Ariès.

Le Grenelle de l’environnement “va permettre au gouvernement d’imposer sa vision de l’écologie en concédant quelques gadgets, comme la réduction de la vitesse de 10 km/h, mais sans remettre en cause le tout-routier ou le nucléaire”.

Les discussions ne se calment pas car il y existe toujours deux opinions..

Mais n’est-ce pas vrai qu’il faut penser aux générations après la notre?

Pour que plus de personne entre vous puissent participer à notre discussion, j’y mets encore le lien d’un vidéo très informatique et important pour ce sujet..

http://www.dailymotion.com/video/x31t5d_contregrenelle-de-lenvironnement_politics

Merci bien, Nicolai 54111

 

Sarkozy et Hulot – les deux Nicolas veulent sauver notre monde

Classé dans : Politique — blogalement @ 11:41

Nicolas Hulot – Quel rôle joue-t-il dans ce grenelle? Qui est cet homme? Est-il l’homme qui a convaincu Sarkozy donc Hulot: le «héros» du grenelle?

Quelques dates: Hulot est né le 30 avril 1955 à Lille. A la suite de l’impact de son émission de télévisée Ushuaïa Nature, il s’est engagé de plus en plus dans la protection de l’environnement et la sensibilisation du grand public sur les questions écologiques. Donc Hulot était autrefois reporter. Vous le saviez ? Mais pas de surprise.

On sait bien que le chemin de la télévision à la politique n’est quelquefois pas loin, surtout s’il y a des buts supérieurs envisagés qui comptent. Un reporter devient écologiste, puis homme politique. Disons que ses compétences obtenues n’étaient pas inutiles pour n’importe quelle transformation.

En 1990 Hulot a crée la Fondation Ushuaïa qui est nommé dès janvier 1995 la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme. Mais comment a-t-il crée des liens politiques?

Nicolas Hulot s’était engagé dans les élections présidentielles de 2007. Un homme luttant pour le vert mais qui n’est pas tout à fait vert.

C’est ce que vous savez certainement. Lui, concurrent de Dominique Voynet, mais indépendant, a revendiqué des changements en écologie. Il a lancé le Pacte Ecologique signé par plusieurs candidats ; parmi eux Sarkozy.

Pourtant, le 22 janvier 2007, au cours d’une conférence de presse au Palais de la découverte, Hulot annonce qu’il ne se présentera pas à l’élection présidentielle et qu’il ne supportera aucun candidat.

Plus envie de politique? Hulot renoncerait même au poste de vice premier ministre. Il n’est peut-être pas l’homme au premier rang.

Là, il y a Sarkozy de toute façon.

L’écologie, projet de Sarkozy maintenant. Mais est-ce que c’est Hulot qui a convaincu Sarkozy?

Les deux hommes s’étaient rencontrés avant sur la scène politique mais Sarkozy n’était pas encore prêt à vouloir changer le monde. Mais sauver le monde comme ministre d’intérieur est bien difficile, non?

C’est-ce qu’il s’est dit, probablement…

Jean-Paul Besset, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot croit au moins savoir «qu’il était loin de tout cela».

Loin, parce qu’ il n’a pas eu les moyens? On ne saurait dire quand exactement M. Sarkozy a développé une conscience verte, mais il est probable que la prise de conscience internationale, la pression des ONG et la popularité grandissante de l’écologie dans l’opinion ont convergé pour faire évoluer le président dans cette direction.

Le ministre d’intérieur n’était juste pas assez vert pour sauver le monde en le repeignant en vert.

Le vert dans cette phrase fait encore rappeler Hulot. Donc ce n’est pas lui le «héros» secret? La voix verte ayant chuchoté à l’oreille du président maintenant prêt à faire le chemin ?

Mais Hulot n’a pas seulement chuchoter. Il a aussi lancé un message plus concret audible pour tous, ou on dirait plutôt lisible, au moins visible. Dans Le Monde (édition du 3 octobre), Nicolas Hulot appelle le président Nicolas Sarkozy et le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo à «ne pas avoir peur» de trancher avec «audace» en faveur de l’écologie lors du «Grenelle de l’environnement».

Alors, n’ayez pas peur, messieurs !

Et Sarkozy n’a pas peur des décisions.

Donc Hulot, de toute façon, chuchoteur vert (pas un vert politique mais plus éclairé, naturel, fleuri…) chuchoteur vert oui ou non, est ravi.

«On est passé à l’action» ….vraiment? On le laisse nourrir ses espoirs.

«C’est plus qu’un lancement d’idées». Un lancement d’idées fleuries.

Comme le souhaitait Hulot, Sarkozy a fixé l’objectif de «taxer plus de pollutions, notamment les énergies fossiles, et moins le travail.»

C’est bien de fixer les objectifs. Mais un président devrait savoir quels chemins il est vraiment prêt à suivre. Donc M. Sarkozy, n’ayez pas peur des actions!

On sait bien que vous pouvez choisir les vrais mots qui repeignent notre monde en vert, mais ce n’est pas une question de peinture, mais d’une main qui mène la brosse.

 

pour savoir plus voyez les articles:

Le Monde 26.10.07  M. Sarkozy vante une France pionnière en écologie

Le Monde 26.10.07  Ecolo-Sarko

Le Monde 26.10.07  Globalement satisfaits, politiques et associatifs restent prudents au lendemain du Grenelle

Ici vous trouvez des informations sur Hulot:  http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Hulot

 

groupe: grenelle; Annika Liebich 54111

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