Après avoir été condamnés à huit ans de travaux forcés au Tchad, les six membres de l’Arche de Zoé sont rentrés en France.Commencée en automne 2007, cette affaire, au début humanitaire, est devenue politique.
La justice française a prononcé le 28 janvier une peine de substitution de huit ans de prison, après celle prononcée au Tchad, contre les six membres de l’Arche de Zoé pour tentative d’enlèvement de 103 enfants. En France ils sont forcés de purger leur peine de huit ans de travaux forcés, conformément à un accord judiciaire bilatéral franco-tchadien. Mais en France, la peine peut être transformée en une peine privative de liberté de quatre ans.
Le 7 février, le président tchadien a annoncé qu’il pourrait annuler la condamnation des membres de l’Arche de Zoé si la France le lui demandait. Rama Yade, secrétaire d’État du gouvernement français chargée des affaires étrangères et des droits de l’Homme a donc indiqué le lendemain que six demandes de grâce allaient être transmises au chef d’État tchadien. Tout se passe dans un contexte de conflit armé très tendu. Justement, le Tchad est dépendant de l’aide des troupes françaises. Même si on trouve quelque théories sur Internet nous affirmant que ces affaires n’ont aucune relation, la tentation de le supposer est assez grande.
Il ne s’agit plus d’un problème d’aide humanitaire mais d’une affaire politique.
Jusqu’à aujourd’hui, aucune décision n’a été prise. On attend et on va voir les résultats. Qu’en pensez-vous ? Est-ce que ça vaut la peine de se faire sa propre opinion sur un sujet qui dépend de tout façon surtout d’éléments extérieurs inconnus et secrets ?