Après avoir examiné l’évolution historique du FMI, abordons-nous la critique. Je vais me concentrer sur deux points principaux: la pondération des voix et les programmes d’ajustement structurel. Ces deux sont particulièrement importants, puisqu’il sont évoqués par les états africains et la société civile en Europe de la même façon.
D’abord il faut en tenir compte que la pondération des voix au sein du FMI se fait selon les contributions financières des états-membres. Cela veut dire que – comparé à l’ONU – ce n’est pas le principe “un état, un vote” qui compte, mais “un dollar, un vote”. Il découle de cela que les pays riches dominent les décisions du FMI. De sûrcroit, la pondération des voix est organisé de façon que les états-unis aient toujours une minorité de blocage. Le FMI ne peut en effet pas agir contre les grands pouvoirs – les pays OCDE, les pays riches.
Deuxième criticisme: les programmes d’ajustement structurel. Ce terme signifie un paquet de réformes économiques que le FMI peut imposer à un pays. Généralement, ces programmes suivent les lignes du Washington Consensus, qui comprend la déregulation, la réduction des impôts, la libéralisation et l’orientation vers l’export. Cette approche est souvent qualifiée de “one-size-fits-all” – et voilà l’objection. En tant que tels, ces programmes ne prennent pas en compte les réalités sociales. Car, même si un programme d’ajustement structurel peut apparaître prudent d’un point de vue strictement macroéconomique – souvent, et especialement dans des pays moins développés, quelques industries très jeunes doivent être protégées contre le marché mondial (une liberalisation précipitée s’avère délétère). En outre, ces programmes se mêlent dans la souveraineté des états moins puissants et sont donc souvent qualifié de néocolonialistes.
Pour conclure: tout brièvement la perspective pour l’avénir. Entre-temps, la nécessité d’une réforme est largement avouée. La nomination du Dominique Strauss-Kahn (ancien ministre français) comme chef du FMI en 2007 a suscitée des grads espoirs. Effectivement, il était le candidat préféré des pays africains – Tabo Mbeki (président d’Afrique du Sud) et le president du sénégal l’ont soutenus, par exemple. Et Mr Strauss-Kahn est même pret à établir des compromis concernant les deux points présentés ci-dessus. Mais les problèmes sont profonds et il dispose d’une portée limitée quand il s’agit de changer la structure du FMI. Selon moi, ça serait forcément nécessaire – peut-être même la fondation d’une organisation toute nouvelle. Mais il serait irréaliste de supposer que Strauss-Kahn amènera des changements de cet ordre. S’il arrive à une bonne politique operative – ça serait déjà beaucoup.
Julian Schwartzkopff 54111