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février 10, 2008

Cité nationale de l’histoire de l’immigration

Classé dans : Société — blogalement @ 9:57

Cité nationale de l’histoire de l’immigration

En octobre 2007, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration a ouvert ses portes. Située dans le Palais Porte Dorée au Bord de Vincennes à Paris, ancien site du Musée des Arts d‘Afrique et d‘Océanie, se présente – t – elle dans la manière suivante:

„Le but du musée est précisément, entre autres objectifs, de battre en brèche ces stéréotypes“.

Est – ce que cette idée ne semble, en regardant les problèmes actuels dans les banlieues parisiennes, qu‘une goutte d’eau dans la mer?

L‘exposé permanent „Repères“ montre les étapes de l‘immigration en France à l‘aide des objets, des œuvres et des contes personnels des immigrants, mais la Cité est plus qu‘un musée: Il y a aussi des expositions alternantes comme „Les Réfugiés Arméniens en Proche-Orient et en France“ ou „Portraits de migrations, un siècle d’immigration espagnole en France“, des évènements culturels, des conférences et discussions, une médiathèque, des films et des pièces de théâtre et la Cité se présente aussi dehors ses murs. Il y existe un réseau de partenaires et des manifestations en région et un projet didactique avec des activités pédagogiques pour les enseignants et les scolaires.
Comme l‘année 2008 est L‘Année Européenne du Dialogue Interculturel, le musée donne la possibilité de traiter ce thème d‘une manière concrète, éloignée des problèmes et des préjugés actuels et ainsi plus neutre que, par exemple, les quotidiens ou les reportages télévisés.
La cité essaye aussi d‘être un lieu des rencontres interculturels en organisant des expositions des jeunes artistes multinationaux.

Mais est-ce que cette idée est vraiment réalisable?

J‘aime l‘idée de montrer que l‘immigration n‘est pas un phénomène actuel qui ne provient que des guerres ou des énormes différences concernant les niveaux de vie dans le monde. L‘immigration était toujours partie de la vie humain, elle a toujours existé et elle va toujours exister. L‘imagination que chacun ait des ancêtres immigrés, crée une nouvelle discussion sur certaines idées: C‘est quoi, une identité nationale? Qui est étranger? Qu‘est-ce que c‘est, un Français?
Je trouve qu‘il soit énormément important de se poser telles questions et je crois qu‘un lieu comme la Cité nationale de l’histoire de l’immigration soit une première mesure.
Les expositions peuvent montrer que l‘immigration soit indispensable pour des échanges culturels, pour la vivacité des langues et pour une vie en paix car elle a pour corollaire une certaine compréhension entre les peuples.
Je suis sûr que les expositions soient très intéressantes et qu‘elles peuvent réussir des changements dans les pensées des visiteurs quant à certains préjugés ou réalités qui sont tout simplement tombés dans l‘oubli.

Mais la question qui, à mon avis, s‘impose est: Qui visite ce musée? Est-ce que ce ne sont pas des personnes qui s‘intéressent de toute facon à la multiculture?
Je crains que oui. Je pense que le musée donne un lieu pour estimer l‘immigration en la présentant liée avec l‘art et des débats, avec l‘amusement qui génère une jolie pièce de théâtre ou des jeunes immigrants qui parlent d‘une facon éduquée de leurs expériences dans leur nouveau pays.

Mais l‘immigration a aussi une deuxième visage: Il y a des problèmes énormes dans la société des immigrés: Des jeunes au chômage sans avenir, la violence et aussi la xénophobie. Et ce ne sont ni ces jeunes ni les xénophobes qui vont visiter la Cité nationale de l’histoire de l’immigration pour regarder les œuvres d‘eux qui ont réussi.

Pour résumer, je dis, que j‘aime beaucoup l‘idée de ce musée et que je le visiterai étant à Paris, mais que je ne crois pas que le but de „battre les stéréotypes“ soit accessible.
L‘Année Européenne du Dialogue Interculturel doit se monter plus fort. Il ne suffit pas d‘attendre des visiteurs intéressés pendant que l‘incompréhension complète et un caractère étranger s‘expriment dans des voitures brûlantes.

L‘exposition actuel est: Étranger – Fremder en France et en Allemagne du 19e siècle à nos jours

Katharina Fürstenberg

3 commentaires »

  1. Je crois que c’est déjà un succès quand l’exposition reussit à élagi l’horizon des gens dit “normeaux”, c’est à dire, pas touché directement par les problèmes qui peuvent se poser à un migrant.
    Ceci dit qu`éclaircir l’image des migrants du tiers monde qui “envahissent” l’europe pour y vivre en clandestinité, malheureusement l’asssociation la plus fréquente des citoyens des pays industrialisés, en montrant aux visiteurs qu’il s’agit 1. d’un phénomène internationale auxquels ils doivent absolument faire face, et leurs montrer que 2. il y énormenent migrations réussit, qui, à une certaine époque etait toute à fait souhaité par la socité et la politique.
    En ce qui concerne le fait que ni les jeunes migrants ni les xénophobes iront voir ce musée, on peut s’imaginer d’aborder ce thème dans le cadre scolaire et y emmener les élèves.
    Et la pris de concience de la problématique du phénomène, ou bien du phénomène tout court de la part de la socité civil peut entrainer une opposition plus élevée contre le racisme.
    Vera Rabsch 54111

    Comment par blogalement — février 11, 2008 @ 9:29 | Répondre

  2. Je suis aussi d’avis qu’un tel musée peut montrer aux vistiteurs que l’immigration n’est pas un sujet qui concerne seulement l’actualité et qu’elle a souvent été inévitable pour le progrès économique de la France.

    Mais je crains que les citoyens qui sont contre l’immigration ne vont pas visiter la Cité; les préjugés ne vont donc pas cesser.

    En plus, il est un peu “rigolo” qu’un tel musée ouvre ses portes presque simultanément avec le vote de la loi Hortefeux.
    Tania Mangers 54111

    Comment par blogalement — février 19, 2008 @ 10:19 | Répondre

  3. Commentaire du billet : « Cité nationale de l’histoire de l’immigration »

    Je remercie l’auteur pour cet article qui pose la problématique de l’immigration et de l’acceptation de l’immigration.
    L’ouverture de la « Cité nationale de l’histoire de l’immigration » en 2007 était un pas en avant vers une acceptation plus profonde des immigrés dans la société française.
    Votre introduction souligne les problèmes autour de cette inauguration. Mais il me semble qu’en ce qui concerne certains aspects on devrait édulcorer vos observations.
    Dans votre billet, vous avez dit que le but du musée est précisément, entre autres objectifs, de battre en brèche ces stéréotypes.[1] A mon avis, cette précision du but n’ est pas bien choisie. Elle met l’accent sur une forme d’agressivité que l’on ne retrouve pas dans la réalisation du projet. De plus, on ne sait pas quels stéréotypes doivent être combattus (notre vision du monde est composée des stéréotypes). La tâche du projet me semble beaucoup plus modeste et moins séditieuse : « La Cité veut être un élément majeur de la cohésion sociale et républicaine de la France. Au-delà de sa fonction patrimoniale, elle a aussi un rôle important de producteur de culture et de signes. »[2]
    Comme vous l’avez dit, les missions du projet sont exigeantes: la « Cité nationale de l’ histoire de l’ immigration » se donne pour tâche de « rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France »[3] afin que l’on reconnaisse les parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française.
    A mon avis, il faut mettre en évidence le fait que la réalisation de ces missions lance un double défi. Le premier est de faire admettre que l’immigration fait partie du patrimoine, ce qui veut dire que l’histoire des personnes immigrées est aussi l’histoire de la France.
    Le second est d’impliquer le public et les habitants dans le projet.
    Vous avez bien expliqué en quel sens l’implication du public dans le projet pose des problèmes, mais je crois qu’il est aussi important de remarquer le fait que la « Cité nationale de l’ histoire de l’ immigration » existe aujourd’ hui à Paris comme « un musée national, [...] qui conserve au nom du peuple français les trésors de la République »[4]. Cela signifie que la société française commence pas à pas à s identifier avec l’ histoire de l’immigration et je pense que cette identification est le fondement nécessaire d’une acceptation plus vaste et profonde des immigrés.

    [1]http://blogalement.wordpress.com/2008/02/10/cite-nationale-de-l%e2%80%99histoire-de-l%e2%80%99immigration/
    [2]www.histoire-immigration.fr
    [3]ibidem
    [4]ibidem

    Mathieu et Ana Laura

    Comment par blogalement — février 23, 2008 @ 2:45 | Répondre


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