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février 6, 2008

La réforme des régimes spéciaux de retraite: une affaire rondement menée!

Classé dans : Politique — blogalement @ 3:16

 

Avouons que le ministère du travail a réussi à boucler ce dossier en un temps record. Quatre mois à peine après l’annonce de son projet de réforme, les décrets 2008-47, 2008-48 et 2008-69 relatifs aux régimes spéciaux de retraite des personnels de la SNCF, de la RATP et des industries électriques et gazières ont été inscrits au journal officiel les 16 et 23 janvier dernier et pourront entrer en vigueur dès le 1er juillet de cette année.

 

Le débat est clos, si tant est qu’il ait un jour été ouvert et il ne nous reste plus qu’ à admirer la mise en œuvre d’une stratégie qui manque peut-être d’originalité mais dont l’efficacité a, une nouvelle fois, fait ses preuves.

 

Diviser pour mieux régner…

 

L’ argument de l’ Etat garant de l’égalité entre tous les Français s’est révélé être d’une efficacité redoutable.

Apparemment, dans toutes les interventions publiques destinées à présenter le plan de réforme, que ce soit de la part du président de la République, du Premier ministre ou du ministre du travail, le mot d’ ordre était le suivant: mettre l’ accent sur le caractère inéquitable des régimes spéciaux de retraite. Le but de la manœuvre: s’assurer le soutien de l’ opinion publique qui n’ eût su tolérer davantage une telle injustice et, par conséquent, vouer à l’échec toute tentative de protestation de la part des bénéficiaires de ces régimes spécifiques.

 

Ainsi, en insistant en permanence sur le fait que le principal objectif de la réforme était de « veiller à ce que l’ensemble des Français soient sur un pied d’égalité[1] », le gouvernement a fait apparaître les salariés concernés par les régimes spéciaux de retraite aux yeux des Français comme un groupe d’ abominables privilégiés qui refusait de remettre en question des avantages illégitimes au risque de mettre en danger tout le système de protection sociale dans son ensemble.

 

Il n’a pas fallu longtemps à l’équipe gouvernementale pour récolter les fruits de son labeur puisque dès le 17 octobre 2008, un sondage BVA réalisé pour le Figaro et LCI était rendu public et affirmait que 55% des Français considèraient que le mouvement du 18 octobre n’etait pas justifié.

 

Les grèves dans les transports publics sont déjà, en temps normal, très mal perçues par les usagers mais cette fois-ci, les malheureux grévistes n’avaient aucune chance de se faire entendre car, bien préparé, le reste de la population ne pouvait que rester sourd à leurs revendications…

 

Au gouvernement de se féliciter d’avoir, grâce à cette réforme, rétablit l’ordre juste afin qu’ à nouveau, on puisse affirmer qu’ en France, tous les citoyens sont égaux en droits !

  Sylvie et Vera, 54111



[1] Xavier Bertrand, Discours à l’Assemblée Nationale. 03/10/07.

La loi sur l’immigration – Le test ADN

Classé dans : Non classé — blogalement @ 12:10

« L’inscription dans la loi d’une identification biologique réservée aux seuls étrangers est en contradiction avec l’esprit de la loi française. »

Depuis le vote de la loi sur l’immigration, véritable emblème de la politique Sarcozy, à l’Assemblée Nationale,  le 23 octobre 2007, les protestations ne faiblissent pas. Source de ses protestations n’est pas la loi Hortefeux  en entière mais un complément proposé par Tierry Mariani nommé amendement Mariani.

Cet amendement permet aux demandeurs de visa de faire preuve de leur filiation biologique au moyen d’un test ADN.

Commeons par l’explication de la notion de « test ADN ».

«Le “test ADN” est une technique qui permet d’identifier un individu à partir d’un simple petit échantillon d’ADN, mais aussi de rechercher une filiation (test de paternité).

Cette méthode repose sur le fait suivant : bien que deux humains ont une large majorité de leur ADN identique, un certain ensemble de séquences dans l’ADN restent spécifiques à chaque individu. Ce sont ces séquences que l’analyse d’empreinte génétique se propose d’étudier. En effet si un échantillon de cellules présente la même empreinte génétique qu’un individu, on peut affirmer que ces cellules proviennent de cet individu. » (Wikipedia)

Comme en Allemagne, des enfants vivant en étranger ont le droit de rejoindre leurs parents en France si ses derniers ont un droit de séjour durable.

Ils doivent seulement prouver qu’ils sont vraiment leurs enfants. Cette preuve n’est pas toujours facile à livrer car, dans des pays moins développés, les relations familiales ne sont pas documentées si péniblement.

L’amendement Mariani prévoit alors que le test ADN peut être utilisé si la paternité ne peut pas être prouvée sans nul doute d’une autre faVon.

Ça sonne raisonnable, n’est-ce pas?

Personne ne va être testé contre sa volonté. L’Etat français donne seulement la possibilité aux demandeurs d’immigration de prouver la paternité de façon gratuite.

Mais cet amendement a provoqué une véritable levée de boucliers qu’on n’aurait pas pu s’imaginer dans le pays de Descartes.

Un argument contre l’introduction de ces tests, lancé par François Bayrou, est le suivant: Le père n’est pas toujours le géniteur de l’enfant. Un test ADN négatif pourrait donc être très nuisible à la paix familiale. Mais cette problématique a été prise en compte par les sénateurs. Or, seules les mères sont autorisées de demander le test ADN.

Mais cette restriction n’a pas du tout pu calmer les Français.

Jusqu’à présent, le point culminant est une pétition lancée par le journal satirique Charlie Hebdo et l’organisation SOS racisme signée de plus de 288 000 Français, entre eux des hommes et femmes politiques comme Ségolène Royal et Dominique de Villepin.

Mais qu’ont-ils signé ces Français inquiets?

Voici un extrait de la pétition:

- Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question: depuis quand la génétique va-t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? (…)

- Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

- Enfin, cet amendement s’inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. (…)

(…) C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l’idée que l’on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d’un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l’immigration.

 

Personnellement, je ne crois pas que cette pétition va persuader le gouvernement car les arguments sont réfutables. Personne n’est discriminé ou expulsé de la France pour des causes génétiques, mais en dépendance de le relation familiale. Le test ADN n’est rien d’autre qu’un moyen de vérification de paternité.
Pourquoi ceci serait en contradiction avec les idées franςaises de civisisation et de liberté reste le secrêt des signataires de cette pétition.

Et la méfience envers les étrangers va rester même sans cette nouvelle loi sur l’immigration.

Je ne comprend donc pas pourquoi ce amendement a provoqué de telles discussions. En ce concentrant sur ce détail, les protestataires oublient que c’est la loi Hortefeux en entière qui mène à une imigration choisie et qui essaye de légitimiser l’expulsion des demandeurs de visa. Il serait donc plus important de contester cette «loi d’expulsion organisée».

Il ne nous reste donc qu’à suivre le développement de ce débat extrêmement intéressant.

 

Les sources suivantes m’ont aidées à développer mon billet :

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Test_ADN

-http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/immigration_integration_asile.asp

 

Tania Mangers 54111

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