Le 3 Décembre 2007, Nicolas Sarkozy a voyagé en Algérie pour une visite officielle dans l’ancienne colonie française. Le motif central de ce voyage, ce sont des accords commerciaux avec l’associé commercial le plus important pour la France en Afrique. Le géant de l’énergie « Total » veut investir 1, 5 milliards dollars pour la construction de nouvelles raffineries de pétrole. L’entreprise « Gaz de France » veut viabiliser la campagne de gaz Touat, qui se trouve au Sahara algérien, avec un milliard euros. L’approvisionnement en gaz naturel de la France doit être garanti jusqu’à 2019 avec ce contrat franco-algérien.
L’apogée et la surprise de cette visite est probablement l’excuse de Sarkozy aux Algériens pour la période de la colonisation. Après avoir consacré une journée aux questions politiques, le président français a profité du deuxième jour pour consolider la coopération entre les deux pays. Au soir, Sarkozy a abordé la responsabilité de la France pendant la colonisation. Il a condamné le système colonial « injuste par nature » et d’être « une entreprise d’asservissement et d’exploitation », et a appelé à combattre à la fois le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie. Mais il a ajouté qu’on ne doit pas « nier le passé », et que « le futur est plus important ».
En se fondant sur les réactions des Algériens, on peut conclure qu’ils n’étaient pas vraiment satisfaits avec cette excuse. Yazid Zerhouni, le ministre de l’intérieur et l’un des plus proches collaborateurs de président Bouteflika a affirmé que « ce n’est pas assez » et que ce «n’est jamais, suffisant, mais un progrès ». Cependant, le Ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner reste optimiste. Il pense que c’est bien que « le président algérien le dise fortement et que le président français exprime sa position, qui n’est pas forcément la même».
Donc, est-ce que cette visite était vraiment positive pour consolider les relations entre la France et l’Algérie ? Est-ce que le pauvre Nicolas a essayé de s’avancer vers le pays que la France a maltraité longtemps et de s’excuser de tout cœur ? Ou est-ce que c’était plutôt un essai gênant d’assurer des avantages économiques pour la France ?
HelBel