Blogalement vôtre…

janvier 31, 2008

Nicolas Sarkozy et Guy Môquet

Classé dans : Non classé — blogalement @ 4:47

Nicolas Sarkozy a annoncé le mercredi le 16 mai  2007 que sa première décision de président serait de faire lire la lettre de Guy Môquet, fusillé en représailles par l’occupant allemand le 22 octobre 1941, dans tous les lycées du pays. Il a tenu à faire lire cette lettre par une lycéenne devant le Monument de la Cascade du Bois de Boulogne dressé en hommage à 35 autres jeunes résistants martyrs fusillés eux en août 1944, à quelques jours seulement de la Libération de Paris. Devant les caméras de télévision, le nouveau président faisait semblant d’essuyer une larme pendant la lecture.  La lecture de cette lettre s’insère dans la suite de la célébration de la victoire le 6 mai et sur la célébration de la mémoire de Charles De Gaule et de Georges Clemenceau. Toutes ces références sont celles d’une France en guerre, elles évoquent le sacrifice et les larmes. Pendant la campagne présidentielle, sous l’inspiration d’Henri Guaino, Nicolas Sarkozy avait déjà appelé à beaucoup de reprises ce jeune communiste. Il contribuait ainsi à faire connaître la lettre de ce garçon de dix-sept ans, à la veille de son exécution : « ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa chéri, je vais mourir ! »

Quel est le sens politique de cette décision ? « Je veux que chacun comprenne que pour moi, cette lecture, c’est un grand symbole. » dit Sarkozy. Peut-être s’agit-il, comme pour Jaurès ou Blum, d’utiliser l’une des figures du patrimoine historique de la gauche pour ses buts. Mais il y a plus. « Je n’ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé » ajoute Nicolas Sarkozy. Cette phrase n’est pas seulement un aveu ; elle a valeur d’explication. L’émotion justifie la lecture : on doit lire la lettre pour émouvoir, et pour être ému. Bref, pour Nicolas Sarkozy, la référence à Guy Môquet participe d’une politique de l’émotion. Les journalistes ne s’y trompent pas, qui décrivent inlassablement le Président dans les mêmes termes : « visiblement ému ». C’est dire que l’émotion doit être visible : elle peut ainsi être partagée avec les spectateurs. On ne peut toutefois s’empêcher de penser que la lourde insistance de Nicolas Sarkozy sur l’esprit de sacrifice et de résistance, sur l’histoire et l’identité de la France éternelle, et sur les nombreux autres symboles patriotiques et nationalistes mis en scène et servis en grande pompe aux médias du monde entier pour cette intronisation, renvoient à une période, celle de la collaboration et du régime de Vichy, dont il est objectivement, par son idéologie, sa personnalité et son parcours, plus proche que celle de la Résistance et du Gaullisme dont il semble vouloir aujourd’hui s’instituer l’héritier. Il ne condamne pas explicitement le régime de Vichy, contrairement à son prédécesseur Jacques Chirac en 1995. Par ailleurs Guy Môquet combattait pour ce qui allait aboutir au Conseil National de la Résistance (CNR) qui préparait pour l’après-guerre une grande politique de reconstruction solidaire et de progrès social (création de la Sécurité Sociale, nationalisation des services d’énergie, système de retraites, droit du travail, etc. ) que la droite sarkozyste à promis de finir de casser sans aucune réflexion.

Si la lettre de Guy Môquet doit être lue dans les lycées le 22 octobre, il conviendrait certes d’en rappeler le contexte historique passé, mais aussi de restituer le théâtre politique où elle est aujourd’hui mise en scène. Et c’est certainement cette crainte de voir l’histoire instrumentalisée et ses symboles, qui explique le rejet d’une partie de la communauté enseignante et l’appel au boycott de la  lecture en classe de la dernière lettre de Guy Môquet. Bon nombre d’intellectuels et d’enseignants dénoncent son ingérence personnelle dans les questions pédagogiques et ne voient dans cet acte de commémoration que le projet d’élaborer une morale d’État. Est- ce qui’ il est donc question d’instrumentaliser l’histoire, dans une stratégie présidentielle ou l’appel à une vision de l’école dont on renforcerait la mission civique, à charge pour elle de revitaliser le sentiment national ?

Nele Ludvigsen  54111

janvier 30, 2008

La Réforme des régimes spéciaux de retraite

Classé dans : Politique — blogalement @ 10:53

DEUXIEME VOLET :

Les régimes spéciaux de retraite : droit ou privilège ?

Pour répondre à la question que nous nous sommes posée dans notre billet précédent concernant la particularité des régimes « spéciaux » de retraite, nous vous proposons de jeter un petit coup d’ oeil sur le tableau qui se trouve en pièce jointe.

Comme vous pouvez le constater, en matière de retraite, les salariés français ne sont pas tous logés à la même enseigne… Pour ceux qui bénéficient des régimes spéciaux, les avantages ne sont pas négligeables : âge effectif de départ en retraite situé entre 50 et 55 ans, pas de diminution du montant de la pension en cas de départ anticipé, durée de cotisation de 2 ans inférieure à celle prévue pour les salariés du régime général… Avouons que pour ceux qui en bénéficient, les raisons ne manquent pas de chercher à défendre un tel système.

Quant au reste des salariés, les avis sont plutôt partagés:

Pour certains, ces régimes spéciaux sont profondément injustes, reposent sur des principes caducs et sont beaucoup trop honéreux.

Pour d’autres, il s’agit, au contraire, de droits difficilement acquis, qui prennent en compte le fait que les conditions de travail et de pénibilité sont différentes pour chaque métier et que la réforme proposée par le gouvernement ouvre la porte à une remise en question du système de retraite dans son ensemble.

Alors, la réforme des régimes spéciaux de retraite, abolition de privilèges trop longtemps consentis ou tentative de démontèlement du système des retraites?

Affaire à suivre…

Sylvie et Vera, 54111

PS:  Pour accéder à la pièce jointe,  vous devez d’abord cliquer sur ce lien.

Une nouvelle page s’affichera et vous devrez à nouveau cliquer sur l’onglet “pièce jointe” (le deuxième, plus petit).

Je sais, c’est extrêmement compliqué et décourageant mais je ne trouve pas le moyen de créer un lien plus directe ou d’insérer une image.  Bizarre, bizarre… pièce jointe 

janvier 29, 2008

Sarkozy et la presse: Le one-man show du Petit Nicolas, 8 janvier 2008

Classé dans : Politique, Société — blogalement @ 4:54

Le 8 janvier 2008, Nicolas Sarkozy a donné une conférence de presse au Palais de l’Elysée. Des centaines de journalistes ont suivi l’appel au cœur du pouvoir, rendus fébriles par l’attente des réponses de M. Le Président sur leurs questions les plus pressantes.

« Avec Carla, c’est du sérieux », constate-t-il. Oui, merci. Et la politique? Les Français attendent des résultats et des stratégies. Comment augmentera-t-il le pouvoir d’achat ? Comment lutter contre le chômage ? Quelles mesures la France adoptera-t-elle pour ralentir le changement climatique? En fait, on en apprend peu. Nicolas Sarkozy s’est caché derrière des multiples «Je veux… » et «Je vais…», comme dans une campagne électorale infinie.   

Plusieurs participants avaient l’impression que le micro était tendu à certains journalistes en priorité et que beaucoup de questions étaient accordées en avance. Les questions critiques étaient donc rares, et trop souvent, elles restaient ouvertes.

La relation entre la presse et le Président de la République est devenue redoutable: Sarkozy fait d’une question ce qu’il veut, et les journalistes s’en contentent. Comment a-t-il réussi à anesthésier les journalistes?

Sa stratégie est de les séduire avec son charme, avec des grands gestes. Il est amical face aux correspondants, il plaisante et les cajole. Lorsque ça ne marche pas, lorsque les questions sont plus sérieuses, il joue l’agressivité. Les prises de bec entre le Président de la République et les journalistes sont une tradition française, et Sarkozy est un maître. Avec délectation, il ridiculise et attaque les contradicteurs: Interrogé sur la situation des sans-papiers en France, il n’explique rien, mais s’indigne contre le terme utilisé par la journaliste «insultant pour ces malheureux». Il les accuse de populisme quand ils insistent sur son augmentation de salaire, il leur reproche de révéler sa vie privée pour mieux faire vendre leurs journaux.

Les critiques sont bafoués, et les autres? Bercés de la familiarité de Sarkozy, ils rient et se taisent. Il faudrait retrouver une culture de discussion objective et critique. Les journalistes ne doivent pas se laisser utiliser comme instrument de l’auto-promotion arrogante de M. Le Président.    

 

Inga, Hannah et Magdalena

L`affaire de L `Arche de Zoé : les faits

Classé dans : Non classé — blogalement @ 1:41

En 25 octobre 2007, plusieurs bénévoles et responsables de l`association „L`Arche de Zoé“ qui accompagnaient un groupe de 103 enfants sur le point de quitter le Tchad, sont arrêtés par les autorités du pays. Les autorités locales les ont suspecté d`avoire organisé un enlèvement d`enfants.L`association a évoqué que l`obejctif de l`operation était « d` évacuer vers l`Europe des enfants orphelins du Darfour »[1], vistimes de la guerre civile qui sévit dans cette région.          

 L `association en France avait organisé l`accueil des enfants dans des familles. Au moins une partie des parents des enfants concernés disent avoir reçu de fausses informations sur l` objectif du projét. Le président tchadien, Idriss Déby, a affirmé que les enfants concérnés n` étaient pas orphelins et qu` on les a kidnappés pour augmenter des réseaux pédophiles ou un réseau de trafic d`organes.

Au total les aurorités locales ont arrêté 17 personnes à Abéché, une des villes de l`Est tchadien, six personnes liées à L’Arche de Zoé, dont le président de l’association Éric Breteau et sa compagne Èmilie Lelouche, le président du COFOD Philippe Van Winckelberg, le vice-président du COFOD Alain Peligat, la vice-présidente du COFOD et la journaliste Marie Agnès Peleran, aussi deux autres journalistes qui les accompagnaient, sept Espangnols et deux Tchadiens.La France, elle, parle d’une opération “illégale et irresponsable”, pour reprendre les termes de la secrétaire d’ Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade. Des organisations humanitaires telles que l’UNICEF ont dénoncé la démarche de l’Arche de Zoé aussi. 

Caecilia et Laura

  [1] l`archedezoe.fr  



[1] l`archedezoe.fr

Le FMI: autrefois

Classé dans : Non classé — blogalement @ 12:50

Le Fonds monétaire international (FMI) est aujourd’hui une organisation internationale d’aide au développement multilatérale. Mais originalement, quand il était créé en 1946, il rempliait une fonction très différente. Regardons-nous donc le contexte de sa création et le changement de sa structure au fil du temps. 

Après la deuxième guerre mondiale ils se posaient trois problèmes économiques dont le futur ordre mondial économique devait tenir compte: la reconstruction de l’Europe, des douanes protecteurs élevés, et des dépréciations de monnaie afin de favoriser l’exportation. Les deux derniers étaient particulièrement importants, puisqu’ils avaient étés utilisés de façon  compétitive afin d’appauvrir les pays voisins et enrichir soi-même. Ils avaient contribué à la piètre situation économique qu’avait aidée Hitler d’accéder au pouvoir et envenimée les relations entre les pouvoirs européens. Un meilleur ordre économique était donc vu comme une condition sine qua non pour éviter une nouvelle catastrophe de l’ordre de la deuxième guerre mondiale. 

Pour résoudre ces trois problèmes, trois organismes internationaux étaient prévus. La Banque Mondiale et le FMI ont été créés en 1944 lors de la conférence de Bretton Woods. Ils sont donc souvent appelés les « Sœurs Bretton Woods ». La Banque Mondiale devait aider à la reconstruction de l’Europe et le FMI administrer un stable système monétaire international. Finalement, l’Organisation de Commerce International (en anglais : International Trade Organization, ou ITO) devait s’occuper de la réduction de douanes et du libre-échange, mais n’a pas pu être créée après une intervention des Etats-Unis, qui craignent une trop grande restriction de leur souveraineté. En 1947, l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (en anglais : General Agreement on Tariffs and Trade, ou GATT) adoptait ce fonction. Les États-Unis étaient d’accord, puisqu’un « accord » est moins restrictif qu’une « organisation ». En 1994, le GATT était finalement transformé en organisation est l’Organisation de Commerce Mondial (OMC) était née. 

C’est donc face à cet arrière-plan que le FMI était créé. Mais regardons-nous l’organisme en plus de détail. Le FMI veillait sur le « Système Bretton Woods » – il devait garantir la stabilité des taux de change dans une marge de 1 %. Pour cela, il est doté des fonds que fournissent les états membres selon leur puissance économique. On appelle cela « quote-part ». En cas de crise, face à la dépréciation imminente de la monnaie d’un état membre, le FMI pouvait intervenir et le prêter de l’argent afin de stabiliser la monnaie en question. Les pays aidés sont soumis à des politiques d’ajustement structurels pour remédier aux causes macroéconomiques de la crise.  Toutefois, le FMI devait céder cette fonction en 1976 lors de l’éclatement du « Système Bretton Woods ». Auparavant, le système avait fonctionné parce que chaque monnaie était liée au Dollar. Or, tandis que le Dollar était plus ou moins stable dans les années 1950 et 1960, il a connu une dépréciation importante dans les années 1970 face aux crises pétrolières et l’échec en Vietnam. Les Etats-Unis refusaient donc de maintenir la garantie de convertibilité du Dollar contre autres monnaies à un taux de change fixe. Voilà la fin du système.

Dés lors, les monnaies flottent librement et le rôle initial principal du FMI a disparu. Quand même, le FMI est toujours en vie – malgré des réclamations de son abolition. Assez pour ce qui concerne le contexte historique. Dans le prochain billet je vous parlerai du rôle actuel du FMI – qu’a d’ailleurs suscité de vifs criticismes.

Julian 54111

Le FMI: autrefois

Classé dans : Non classé — blogalement @ 12:49

Le Fonds monétaire international (FMI) est aujourd’hui une organisation internationale d’aide au développement multilatérale. Mais originalement, lors de sa création en 1944, il rempliait une fonction très différente. Regardons-nous donc le contexte de sa création et le changement de sa structure au fil du temps. 

Après la deuxième guerre mondiale ils se posaient trois problèmes économiques dont le futur ordre mondial économique devait tenir compte: la reconstruction de l’Europe, des douanes protecteurs élevés, et des dépréciations de monnaie afin de favoriser l’exportation. Les deux derniers étaient particulièrement importants, puisqu’ils avaient étés utilisés de façon  compétitive afin d’appauvrir les pays voisins et enrichir soi-même. Ils avaient contribué à la piètre situation économique qu’avait aidée Hitler d’accéder au pouvoir et envenimée les relations entre les pouvoirs européens. Un meilleur ordre économique était donc vu comme une condition sine qua non pour éviter une nouvelle catastrophe de l’ordre de la deuxième guerre mondiale. 

Pour résoudre ces problèmes, trois organismes internationaux étaient prévus. La Banque Mondiale et le FMI ont été créés en 1944 lors de la conférence de Bretton Woods. Ils sont donc souvent appelés les « Sœurs Bretton Woods ». La Banque Mondiale devait aider à la reconstruction de l’Europe et le FMI administrer un stable système monétaire international. Finalement, l’Organisation de Commerce International (en anglais : International Trade Organization, ou ITO) devait s’occuper de la réduction de douanes et du libre-échange, mais n’a pas pu être créée après une intervention des Etats-Unis, qui craignent une trop grande restriction de leur souveraineté. En 1947, l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (en anglais : General Agreement on Tariffs and Trade, ou GATT) adoptait ce fonction. Les États-Unis étaient d’accord, puisqu’un « accord » est moins restrictif qu’une « organisation ». En 1994, le GATT était finalement transformé en organisation est l’Organisation de Commerce Mondial (OMC) était née. 

C’est donc face à cet arrière-plan que le FMI était créé. Mais regardons-nous l’organisme en plus de détail. Le FMI veillait sur le « Système Bretton Woods » – il devait garantir la stabilité des taux de change dans une marge de 1 %. Pour cela, il est doté des fonds que fournissent les états membres selon leur puissance économique. On appelle cela « quote-part ». En cas de crise, face à la dépréciation imminente de la monnaie d’un état membre, le FMI pouvait intervenir et le prêter de l’argent afin de stabiliser la monnaie en question. Les pays aidés sont soumis à des politiques d’ajustement structurels pour remédier aux causes macroéconomiques de la crise.  

Toutefois, le FMI devait céder cette fonction en 1976 lors de l’éclatement du « Système Bretton Woods ». Auparavant, le système avait fonctionné parce que chaque monnaie était liée au Dollar. Or, tandis que le Dollar était plus ou moins stable dans les années 1950 et 1960, il a connu une dépréciation importante dans les années 1970 face aux crises pétrolières et l’échec en Vietnam. Les Etats-Unis refusaient donc de maintenir la garantie de convertibilité du Dollar contre autres monnaies à un taux de change fixe. Voilà la fin du système. Dés lors, les monnaies flottent librement et le rôle initial principal du FMI a disparu. Quand même, le FMI est toujours en vie – malgré des réclamations de son abolition. Assez pour ce qui concerne le contexte historique. Dans le prochain billet je vous parlerai du rôle actuel du FMI – qu’a d’ailleurs suscité de vifs criticismes. 

Julian Schwartzkopff 54111

Contre-grenelle

Classé dans : Politique — blogalement @ 11:46

N’ayez pas peur. Il y aura toujours des Nicolas voulant sauver le monde de n’importe quelle raison.

Mais vont-ils réussir?

Il y a des gens qui n’y croient pas.

Il y a des gens qui n’aiment pas les Nicolas et leur grenelle.

Il sont établi un contre-grenelle. Qu’est-ce que c’est ?

Ce contre-grenelle est une mobilisation contre la mascarade que ce grenelle représente.

Lyon, samedi 6 octobre. Un succès. C’est ce qu’on lit sur leur site.

Quel succès ? Un public de 800 personnes. Merveilleux. Ils ont trouvé des gens qui les écoutent. Sarkozy ne doit pas le chercher, son public.

Mais devrait-on l’écouter avec plus d’attention ? De confiance ? De patience ?

Ses mots provoquent une réponse de Paul Ariès, l’homme à l’origine de ce contre-grenelle.

Lui, politologue, écrivain et militant anti-sectes, est né le 11 mai 1959 à Lyon.

Dans son discours il dénonce le grenelle comme « sarko-compatible », au lieu d’être « écolo-compatible ». Une nouvelle langue créée. C’est mignon. Mais en quoi ça nous aide?

Ariès concède que le travail vient juste de commencer. Il fallait développer des idées de groupe. Et ce processus a démarré ce samedi 6 octobre. Ariès révèle la nécessité de travailler ensemble pour repolitiser l’écologie. Un retour au politique permettrait d’unir un « souci de justice sociale avec les contraintes environnementales » tout en se concentrant sur un effort de théorisation.

Donc par la suite Ariès énumère des propositions quant au grenelle qui commencent tous par le mot « contre ». Il dit ce qu’il fallait faire contre l’agression publicitaire, contre l’insécurité sociale et psychologique, contre l’explosion des inégalités écologiques et sociales…..

Ce «contre » correspond au « contre-grenelle » et jette le grenelle dans le même sac que les mauvaises choses contre lesquelles il faut lutter. Quel moyen rhétorique !

On n’a plus besoin de jolis mots, mais d’ actions ! N’ayez pas peur.

 

pour le contre-grenelle voyez :

http://www.contre-grenelle.org/

Annika Liebich 5411

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200706_contregrenelle.jpg

Le Mouvement de la décroissance a organisé un “contre-Grenelle” le 6 octobre 2007 à Lyon comme Annika vous a déjà dit.

Mais qu’est-ce qu’ils ont fait?  Je vais vous dire:

Plus de 700 militants antinucléaires et altermondialistes, ainsi que des représentants de la confédération paysanne et de la LCR (la Ligue communiste révolutionnaire) ont participé.

L’Objectif était de proposer des solutions plus radicales (moratoire sur les OGM (les Organismes génétiquement modifiés) ou les autoroutes) que celles attendues du Grenelle.

De plus, les organisateurs dénoncent “une opération de marketing et d’affichage” et des “mesurettes qui ne changeront rien”. Ils ont défilé à la tribune devant une salle comble. “Nous voulons dénoncer l’OPA (Organisation professionnelle agricole en France) de la droite et des milieux d’affaire sur l’écologie, et verser au débat des propositions pour entrer dans une vraie négociation avec un rapport de force”, a déclaré le politologue Paul Ariès.

Le Grenelle de l’environnement “va permettre au gouvernement d’imposer sa vision de l’écologie en concédant quelques gadgets, comme la réduction de la vitesse de 10 km/h, mais sans remettre en cause le tout-routier ou le nucléaire”.

Les discussions ne se calment pas car il y existe toujours deux opinions..

Mais n’est-ce pas vrai qu’il faut penser aux générations après la notre?

Pour que plus de personne entre vous puissent participer à notre discussion, j’y mets encore le lien d’un vidéo très informatique et important pour ce sujet..

Merci bien, Nicolai 54111

 

Sarkozy et Hulot – les deux Nicolas veulent sauver notre monde

Classé dans : Politique — blogalement @ 11:41

Nicolas Hulot – Quel rôle joue-t-il dans ce grenelle? Qui est cet homme? Est-il l’homme qui a convaincu Sarkozy donc Hulot: le «héros» du grenelle?

Quelques dates: Hulot est né le 30 avril 1955 à Lille. A la suite de l’impact de son émission de télévisée Ushuaïa Nature, il s’est engagé de plus en plus dans la protection de l’environnement et la sensibilisation du grand public sur les questions écologiques. Donc Hulot était autrefois reporter. Vous le saviez ? Mais pas de surprise.

On sait bien que le chemin de la télévision à la politique n’est quelquefois pas loin, surtout s’il y a des buts supérieurs envisagés qui comptent. Un reporter devient écologiste, puis homme politique. Disons que ses compétences obtenues n’étaient pas inutiles pour n’importe quelle transformation.

En 1990 Hulot a crée la Fondation Ushuaïa qui est nommé dès janvier 1995 la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme. Mais comment a-t-il crée des liens politiques?

Nicolas Hulot s’était engagé dans les élections présidentielles de 2007. Un homme luttant pour le vert mais qui n’est pas tout à fait vert.

C’est ce que vous savez certainement. Lui, concurrent de Dominique Voynet, mais indépendant, a revendiqué des changements en écologie. Il a lancé le Pacte Ecologique signé par plusieurs candidats ; parmi eux Sarkozy.

Pourtant, le 22 janvier 2007, au cours d’une conférence de presse au Palais de la découverte, Hulot annonce qu’il ne se présentera pas à l’élection présidentielle et qu’il ne supportera aucun candidat.

Plus envie de politique? Hulot renoncerait même au poste de vice premier ministre. Il n’est peut-être pas l’homme au premier rang.

Là, il y a Sarkozy de toute façon.

L’écologie, projet de Sarkozy maintenant. Mais est-ce que c’est Hulot qui a convaincu Sarkozy?

Les deux hommes s’étaient rencontrés avant sur la scène politique mais Sarkozy n’était pas encore prêt à vouloir changer le monde. Mais sauver le monde comme ministre d’intérieur est bien difficile, non?

C’est-ce qu’il s’est dit, probablement…

Jean-Paul Besset, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot croit au moins savoir «qu’il était loin de tout cela».

Loin, parce qu’ il n’a pas eu les moyens? On ne saurait dire quand exactement M. Sarkozy a développé une conscience verte, mais il est probable que la prise de conscience internationale, la pression des ONG et la popularité grandissante de l’écologie dans l’opinion ont convergé pour faire évoluer le président dans cette direction.

Le ministre d’intérieur n’était juste pas assez vert pour sauver le monde en le repeignant en vert.

Le vert dans cette phrase fait encore rappeler Hulot. Donc ce n’est pas lui le «héros» secret? La voix verte ayant chuchoté à l’oreille du président maintenant prêt à faire le chemin ?

Mais Hulot n’a pas seulement chuchoter. Il a aussi lancé un message plus concret audible pour tous, ou on dirait plutôt lisible, au moins visible. Dans Le Monde (édition du 3 octobre), Nicolas Hulot appelle le président Nicolas Sarkozy et le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo à «ne pas avoir peur» de trancher avec «audace» en faveur de l’écologie lors du «Grenelle de l’environnement».

Alors, n’ayez pas peur, messieurs !

Et Sarkozy n’a pas peur des décisions.

Donc Hulot, de toute façon, chuchoteur vert (pas un vert politique mais plus éclairé, naturel, fleuri…) chuchoteur vert oui ou non, est ravi.

«On est passé à l’action» ….vraiment? On le laisse nourrir ses espoirs.

«C’est plus qu’un lancement d’idées». Un lancement d’idées fleuries.

Comme le souhaitait Hulot, Sarkozy a fixé l’objectif de «taxer plus de pollutions, notamment les énergies fossiles, et moins le travail.»

C’est bien de fixer les objectifs. Mais un président devrait savoir quels chemins il est vraiment prêt à suivre. Donc M. Sarkozy, n’ayez pas peur des actions!

On sait bien que vous pouvez choisir les vrais mots qui repeignent notre monde en vert, mais ce n’est pas une question de peinture, mais d’une main qui mène la brosse.

 

pour savoir plus voyez les articles:

Le Monde 26.10.07  M. Sarkozy vante une France pionnière en écologie

Le Monde 26.10.07  Ecolo-Sarko

Le Monde 26.10.07  Globalement satisfaits, politiques et associatifs restent prudents au lendemain du Grenelle

Ici vous trouvez des informations sur Hulot:  http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Hulot

 

groupe: grenelle; Annika Liebich 54111

Guy Môquet

Classé dans : Non classé — blogalement @ 11:30

Commençons par une brêve histoire : Qui était Guy Môquet ?

Guy Môquet est né le 26 avril 1924 á Paris. Il est le premier fils de Prosper et Juliette Môquet. Tous les deux sont originaires de la Manche. Ancien combattant de la Grande Guerre, Prosper Môquet (1897-1986) entre à la SNCF où il milite activement à la fédération unitaire des cheminots. Membre du PCF depuis 1926, il est élu député dans le 17e quartier parisien des Epinettes, situé du côté de Clichy en 1936. Il est l´un des 72 députés communistes du Front populaire. Le 26 septembre 1939 le PCF est dissous en raison de son soutien au pacte de non-agression signé en août entre l´Allemagne nazie et l´Union soviétique. Des dirigeants communistes sont alors emprisonnés. Prosper Môquet a été arrêté le 10 octobre 1939 et condamné à 5 ans de prison. Il est ensuite déporté, en mars 1941, avec d’autres députés communistes, au bagne de Maison-Carrée en Algérie. A l´époque, le jeune Guy Môquet, élève au lycée Carnot, excelle dans les disciplines sportives, plaît aux filles et écrit même, à l’occasion, des poèmes. L’arrestation de son père fait renforcer la fougue militante du jeune homme. Réfugié avec sa mère et son frère dans la Manche, il revient alors seul à Paris et entretient une correspondance avec son père dont il s’efforce d’obtenir la libération. En Novembre 1940 il écrit une lettre au président de l’Assemblée nationale Édouard Herriot pour demander la libération de son père. Etant tout seul à Paris, il milite avec ferveur au sein des jeunesses communistes réorganisées clandestinement. En plus il aide à distribuer des tracts reflétant la ligne politique de son parti en 1940. Il est donc très actif à ce temps là. A l’âge de seize ans Guy Môquet est arrêté, au métro gare de l’Est par trois policiers français dans le cadre du décret-loi Daladier du 26 septembre 1939 interdisant la propagande communiste, puisqu’ il a distribué des tracts contre la guerre impérialiste. En plus on veut lui faire livrer les compagnons de son père. Bien qu’acquitté, il est emprisonné à Fresnes et à Clairvaux pour ensuite être transféré au camp de Choisel à Châteaubriant le 15 mai 1941. C´est à Châteaubriant où sont retenus tous les opposants à l’Allemagne et aux collaborateurs, considérés comme terroristes, agitateurs ou simplement communistes. Il est à la baraque 10, la baraque des jeunes, où il se lie amicalement avec Roger Sémat et Rino Scolari. Ce dernier, un peu plus âgé que lui, deviendra un des responsables FFI (Forces françaises de l´intérieure) au moment de la Libération de Paris en août 1944.

Le 20 octobre 1941, trois jeunes communistes assassinent le commandant allemand des troupes d’occupation de la Loire-inférieure Karl Hotz à Nantes. En guise de représailles, l’Occupant décide de fusiller 50 otages. Le ministre de l’Intérieur du gouvernement de Vichy, Pierre Pucheu, propose une liste comprenant essentiellement des communistes dont 27 prisonniers du camp de Choisel, parmi lesquels Guy Môquet est le plus jeunes. Il n´a que 17 ans. Parallèlement, vingt et une autres personnes sont fusillées à Nantes et à Paris. Guy Môquet va mourir. Quelques minutes avant d’être conduit sur le lieu d’exécution, alors rassemblés avec ses camarades dans la baraque 6, il écrit une dernière lettre poignante à sa famille :

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elections_2007/20070516.OBS7505/la_lettre_de_guy_moquet.html

Le 22 octobre 1941, les vingt-sept otages sont fusillés, en trois groupes, dans la carrière de la Sablière, à la sortie de Châteaubriant. Ils avaient refusé qu’on leur bande les yeux et, dans leur dernier souffle, crièrent « Vive la France », « Vive le Parti Communiste «, « A bas Hitler ! ». Le corps de Guy Môquet est par la suite transporté au cimetière parisien du Père Lachaise pour être inhumé aux côtés de son frère et de sa mère. A titre posthume, Guy Môquet est chevalier de la Légion d’honneur et est titulaire de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance.

Les fusillés de Châteaubriant deviennent un enjeu de mémoire dès les premiers mois de la Libération. Dans sa lettre, Guy Môquet n’accuse ni ses bourreaux ni le destin, et on ne peut que souligner la force et le courage de ce jeune résistant français, mort pour son pays.

Luise Beier 54111

janvier 28, 2008

Politique de l´Immigration

Classé dans : Politique — blogalement @ 8:26

 

„Loi relatif à la maîtrise de l´immigration“ de Hortefeux

Une politique cohérente et concertée de maîtrise des flux migratoires est aujourd’hui la seule possible“, a déclaré Brice Hortefeux, (le ministre de l´Immigration, de l´Intégration, de l´Indentité nationale et du Codéveloppement,) pour permettre “aux immigrés légaux une intégration réussie et donner aux réfugiés le droit d’asile qu’ils méritent“.
Selon le ministre, la France “se situe parmi les premiers pays au monde pour l’accueil des demandeurs d’asile persécutés.” “Les Français ont une pensée particulière pour ceux qui ont dû fuir leur pays afin de ne pas être emprisonnés en raison de leurs opinions”, a-t-il dit au nom du gouvernement.
Le ministre de l’Immigration a évalué à 21.000 le nombre d’expulsions d’immigrés en situation irrégulière, qu’il préfère qualifier “d’éloignement”, effectuées à la fin novembre.
Le président français, Nicolas Sarkozy, lui avait assigné l’objectif de 25.000 reconduites à la frontière pour l’année 2007. Une “politique du chiffre” dénoncée par les associations de défense des droits de l’homme.

L´opinion du gouvernement qu´il y a en France trop d´immigrés à cause des liaisons familiales et trop peu qui viennent avec des qualifications professionnelles est à l´origine du projet de la loi, proposée par Brice Hortefeux.
L´intention déclarée par le gouvernement c´est d´inverser désormais les proportions entre les deux, ou autrement dit de faire progresser l´immigration économique.
Les premières cartes « compétences et talents » sont distribuées. Chaque année, 2000 immigrés qualifiés devraient en bénéficier.
La première liste, de150 métiers des bas domaines du marché du travail, est ouverte aux travailleurs de l´Union européenne spécialement pour les citoyens et les citoyennes des nouveaux pays de l´UE. On tient compte qu´il s´agit des travaux, qui ne sont pas très attirants aux français. La seconde liste, plus restreinte (30 métiers) et proposée aux travailleurs de pays tiers, ne comprend pas de métiers peu qualifiés. Cette liste restreinte de 30 professions pourra être complétée dans le cadre d´ « accords bilatéraux de gestion concertée de flux migratoires », tel l´accord signé le 25 octobre 2007 avec la République du Congo (Ex-Zaire), qui prévoit d´accueillir, en France, 100 jeunes professionnels et de délivrer 150 cartes « compétences et talents ».
De plus la nouvelle « Loi relative à la maîtrise de l´immigration » (http://droitdesetrangers.blogspot.com/2007/10/loi-relative-la-matrise-de-limmigration.html),
instaure de nouveaux obstacles pour l´union de la familie.
Dorénavant il y aura des exigences plus dures par rapport aux conditions de logement et aux revenus pour les gens qui veulent faire immigrer leurs membres de la famille.
Un immigré se trouvant en France ne peut faire venir sa famille que s’il a des revenus suffisants, que la loi fixe à 1 à 1,33 fois le SMIC, hors prestations sociales comme les allocations familiales, selon le nombre de personnes à charge.
Certes il est méritoire, de ne pas vouloir laisser vivre les gens dans la misère mais cet intention est pervertie si on fait de l´obstruction pour une promiscuité familiale.
De plus, les personnes souhaitant bénéficier d’un regroupement familial doivent “connaître la langue française et les valeurs de la République”. Elles doivent donc passer un test. Si leurs résultats sont insuffisants, elles sont soumises à une formation de “deux mois maximum”. C´est pourtant assez difficile d´appendre le français en deux mois dans un entourage non-français, c´est pourquoi la formation en France serait beaucoup plus efficace. Mais de la façon appliquée il est facile d´écarter un certain nombre de demandeurs comme ceux, qui vivent dans les provinces de leur pays d´origine et n´ont pas accès aux centres des langues.
Les membres de famille vivant déjà en France doivent signer un contrat d´accueil et d´intégration. En cas de non-respect les permissions de séjour et les allocations familiale peuvent être supprimé.
C´est à dire les familles des immigrés ont une responsabilité collective pour leurs enfants ou leur frères et sœurs. Cela fait penser à la teneur des droits, disant que à cause de la défaillance des parents et des familles il existe ce grand manque de l´intégration en France…

Hannah Breithaupt

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